«Le racisme anti-Blancs existe» : la ministre Aurore Bergé appelle à regarder «la réalité en face»

Résumé IA
Invitée de CNews ce jeudi, Aurore Bergé affirme que le « racisme anti-Blancs existe » et que nier cette réalité alimente « une forme de malaise ». La ministre dénonce les discours de « fracturation » du pays et appelle à garantir que chaque Français se sente pleinement français.
Invitée de CNews ce jeudi, Aurore Bergé a estimé que nier l’existence du « racisme anti-Blancs » contribuait à créer « une forme de malaise ». La ministre a également mis en garde contre les discours qui conduiraient, selon elle, à considérer que certains Français appartiennent moins que d’autres à la communauté nationale.
Louise Dugast 28/08/2026

Aurore Bergé sur CNews ce jeudi. © Capture d'écran CNews
Aurore Bergé assume sa position sur le « racisme anti-Blancs ». Invitée sur le plateau de CNews ce jeudi, la ministre a affirmé que celui-ci « existe », estimant nécessaire de nommer les différentes formes de racisme pour pouvoir les combattre. « Moi, je l’ai déjà dit, le racisme anti-Blancs existe », a-t-elle déclaré. Pour Aurore Bergé, refuser cette qualification reviendrait à alimenter « une forme de malaise », « comme si on n’osait pas dire les termes et les mots, et comme si on n’osait pas regarder en face la réalité ». La ministre a toutefois souligné que les manifestations du racisme pouvaient prendre des formes différentes et entraîner des conséquences distinctes, notamment en matière de discriminations. « Il y a des racismes de nature différente qui entraînent des faits de nature différente », a-t-elle expliqué.
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Cette prise de position intervient alors que la qualification de « racisme anti-Blancs » continue de faire débat sur le terrain juridique, notamment dans le cas de l’affaire Thomas Perroto poignardé dans la nuit du 18 au 19 novembre 2023 en marge du bal de Crépol. Aurore Bergé a elle-même relevé les divergences existant sur cette notion parmi les magistrats.
Risque de « fracturation » du pays
Au-delà de cette question, la ministre a consacré une partie de son intervention au risque de « fracturation » du pays. Elle a dénoncé les discours qui conduiraient, selon elle, à considérer que les Français n’appartiennent plus « au même pays, à la même nation, à la même histoire ». Aurore Bergé a notamment critiqué ceux qui appellent à une « nouvelle France », expression dans laquelle elle voit le risque d’une division de la société en plusieurs communautés qui se confronteraient.
Elle a également renvoyé dos à dos cette conception et celle d’une « petite France » portée, selon elle, par l’extrême droite, qui reviendrait à considérer « que certains seraient moins français que d’autres ». « L’objectif, en tout cas de celles et ceux qui sont authentiquement républicains, c’est quoi ? C’est de garantir que chaque Français se sente pleinement français, dans ses droits comme dans ses devoirs », a-t-elle poursuivi.
La ministre a enfin rejeté « l’idée de la confrontation permanente » et de « la fracturation permanente », estimant qu’il relève de la « responsabilité » des personnalités politiques de préserver un sentiment d’appartenance commun. Pour Aurore Bergé, reconnaître les différentes formes de racisme participe de cette démarche.

