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Au delà du récif

Nickel : le Canada dévoile un gigantesque potentiel de 4,36 milliards de tonnes à Timmins

29 août 2026 à 17:00
3 min de lecture
Nickel : le Canada dévoile un gigantesque potentiel de 4,36 milliards de tonnes à Timmins

Résumé IA

Canada Nickel annonce une nouvelle découverte et une forte hausse des ressources de ses gisements en Ontario, totalisant désormais 4,36 milliards de tonnes autour de Timmins. Le projet Nesbitt affiche 24,5 millions de tonnes à 0,23 % de nickel, tandis que Deloro dépasse 600 millions de tonnes.

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Canada Nickel annonce une nouvelle découverte et une forte augmentation des ressources de plusieurs de ses gisements en Ontario. Avec désormais 4,36 milliards de tonnes de ressources minérales recensées autour de Timmins, le groupe canadien veut faire de la région l'un des futurs grands pôles mondiaux du nickel.

Alors que la compétition internationale s'intensifie autour des métaux critiques, le Canada continue de développer ses propres capacités de production. Canada Nickel vient d'annoncer les premières ressources du projet Nesbitt ainsi qu'une importante révision à la hausse de celles du gisement Deloro.

Deloro dépasse les 600 millions de tonnes de ressources

Situé à environ huit kilomètres au sud de Timmins, dans l'Ontario, le projet Deloro affiche désormais 118,7 millions de tonnes de ressources identifiées avec une teneur moyenne de 0,25 % de nickel.

Cela représente environ 300 300 tonnes de nickel contenu, soit une progression de 46 % par rapport à l'estimation publiée en 2024.

À cela s'ajoutent 498,2 millions de tonnes de ressources estimées présentant également une teneur moyenne de 0,25 %. Elles représenteraient environ 1,2 million de tonnes supplémentaires de nickel contenu.

L'entreprise estime ainsi avoir considérablement renforcé le potentiel économique du gisement.

Nesbitt devient le neuvième gisement du groupe

Canada Nickel a également publié la première estimation des ressources du projet Nesbitt, situé à seulement trois kilomètres de Crawford, son projet phare. Le gisement renfermerait 24,5 millions de tonnes de ressources identifiées à une teneur moyenne de 0,23 % de nickel, soit environ 57 500 tonnes de métal contenu.

Les ressources estimées atteindraient pour leur part 152,1 millions de tonnes, également à 0,23 %, correspondant à environ 351 000 tonnes de nickel. Ces estimations reposent notamment sur 49 forages exploratoires réalisés dans les différentes zones étudiées.

Plus de 4,3 milliards de tonnes autour de Timmins

Avec Nesbitt, Canada Nickel dispose désormais de neuf gisements dans la région de Timmins. Selon les derniers résultats communiqués par la société, ceux-ci représentent environ 4,36 milliards de tonnes de ressources identifiées et estimées, avec une teneur moyenne proche de 0,24 % de nickel.

Pour Mark Selby, directeur général de Canada Nickel, ces résultats confirment le potentiel exceptionnel de la région pour devenir un véritable centre minier consacré au nickel.

L'entreprise compte notamment sur Crawford pour structurer ce développement.

Crawford pourrait être exploité pendant 41 ans

Le projet Crawford a déjà atteint une étape avancée puisqu'il se trouve désormais dans la phase finale du processus fédéral canadien d'évaluation des impacts environnementaux. Selon l'étude de faisabilité publiée en 2023, la mine pourrait être exploitée pendant environ 41 ans.

Sur l'ensemble de cette période, Canada Nickel prévoit une production d'environ 3,5 milliards de livres de nickel, mais également du cobalt, du palladium, du platine, du fer et du chrome.

Le projet bénéficie par ailleurs d'un soutien politique important. Canada Nickel affirme que Crawford est actuellement le seul projet minier canadien à être simultanément priorisé par l'Ontario et le gouvernement fédéral dans leurs dispositifs destinés à accélérer les projets stratégiques.

La bataille mondiale du nickel continue

Cette montée en puissance canadienne intervient alors que les grandes puissances cherchent à sécuriser leurs approvisionnements en minerais critiques, indispensables notamment aux batteries, aux industries de défense et à certaines technologies énergétiques.

Pour les autres grands territoires producteurs de nickel, notamment dans le Pacifique, l'évolution de projets comme Crawford constitue donc un élément à surveiller.

Car tandis que certains bassins historiques doivent composer avec des coûts de production élevés et des difficultés industrielles, de nouveaux concurrents préparent déjà des projets capables d'être exploités pendant plusieurs décennies.