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Au delà du récif

EXCLUSIF. «Le Casse du siècle» : Sarah Knafo fait le procès de l’État dépensier

30 août 2026 à 13:00
16 min de lecture
EXCLUSIF. «Le Casse du siècle» : Sarah Knafo fait le procès de l’État dépensier

Résumé IA

Sarah Knafo publie «Le Casse du siècle» chez Fayard, une enquête sur la gestion de l'argent public qu'elle présente comme un «polar fiscal». L'eurodéputée y formule quinze résolutions, dont 130 milliards d'économies annuelles et la suppression des droits de succession, tout en désignant Éric Zemmour comme le «candidat naturel» de Reconquête pour 2027.

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ENTRETIEN. La députée européenne publie chez Fayard un polar fiscal et un programme choc pour rendre leur argent aux Français. Sarah Knafo réaffirme son soutien à Éric Zemmour, « candidat naturel » de Reconquête, sans exclure sa propre candidature.

Propos recueillis par Jules Torres 29/08/2026

La députée européenne publie « Le Casse du siècle », un polar fiscal et un programme choc pour rendre leur argent aux Français.

Sarah Knafo. © DR

En France, les batailles présidentielles se gagnent dans les urnes, mais commencent souvent dans les livres. François Mitterrand bâtit sa stature d’opposant avec Le Coup d’État permanent ; Jacques Chirac prépara 1995 avec Une nouvelle France ; Nicolas Sarkozy posa les jalons de 2007 dans Témoignage ; Emmanuel Macron conquit l’Élysée quelques mois après avoir publié Révolution. Sarah Knafo connaît cette tradition, mais elle en détourne les codes. Avec Le Casse du siècle, qui paraît chez Fayard le 2 septembre, elle ne livre ni mémoires ni récit personnel : elle mène l’enquête, sous la forme d’un polar fiscal. Le lecteur y entre en victime et en ressort juge. Une fiche de paie tient lieu de pièce à conviction ; les milliardaires, les retraités, l’Europe ou l’immigration passent à la barre. 

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Au terme de l’instruction, le verdict tombe : le système est coupable, et quinze « résolutions » tiennent lieu de sentence. Le calendrier, lui, est politique. Plusieurs milliers de précommandes ont déjà été enregistrées, et une tournée nationale suivra. Dix jours après la parution, Reconquête tiendra à Port-Marly son université d’été, organisée « autour d’Éric Zemmour et de Sarah Knafo ». Car l’enquête débouche sur un véritable manifeste présidentiel : 130 milliards d’euros d’économies, des baisses d’impôts et une méthode de gouvernement. Reste à savoir qui le portera en 2027 : Éric Zemmour, qu’elle désigne comme le « candidat naturel » de Reconquête, ou Sarah Knafo elle-même.

Le JDD. Les livres de politiques ont mauvaise réputation. Pourquoi le vôtre échapperait-il à la règle ?

Sarah Knafo. Les politiciens publient des livres qui ont tous le même sujet : eux-mêmes. Mon livre ne parle pas de moi, mais de votre argent, de votre fiche de paie, de vos urgences, de l’école de vos enfants. Du crime dont vous êtes les victimes. Je propose à mon lecteur de vivre une expérience complètement inédite : mener à mes côtés une véritable enquête sur la nature cachée de la crise française et du système qui la provoque. Il y a beaucoup de tension, et j’oserais même dire de suspense. C’est le thriller de nos existences volées, mais attention : ce n’est pas du tout une fiction, bien au contraire. C’est une enquête construite comme une instruction judiciaire, avec des indices, des preuves, des suspects qu’on innocente, des coupables et un verdict. Chaque affirmation porte sa source en bas de page. L’heure des comptes a sonné.

Vous en faites une sorte de polar fiscal. D’où est partie votre enquête ?

Une question que je me pose depuis dix ans, à travers toutes les expériences que j’ai eues : où va l’argent de nos impôts ? Où passe la richesse française, produite par un peuple pourtant si ingénieux et si industrieux ? Par quel tour de magie effrayant disparaît en permanence le fruit de nos efforts ? Comment tout ce labeur peut-il produire des urgences saturées, des écoles qui n’instruisent plus, des agriculteurs qui se suicident ? J’ai cherché, étudié, enquêté. Je n’ai rien épargné, ni personne.

La question « où va l’argent ? » n’est pas nouvelle. Qu’avez-vous découvert que les autres n’avaient pas vu ?

Et je leur rends hommage. Mais il manquait la clef de lecture de tout ce casse. Je l’ai trouvée dans un document que tous les Français ont en main : leur fiche de paie. Comme souvent dans les énigmes policières, la réponse était sous nos yeux : il suffisait de regarder au bon endroit. À partir de cette scène de crime, j’ai suivi l’argent. Et tout s’est dénoué. J’ai vu les coupables, et j’ai vu les complices, ceux qui laissent faire par hypocrisie, par peur ou par intérêt. Il ne restait plus qu’à tirer le fil et à tout décrire. J’ai vu le casse du siècle et je le montre tel quel. Sans masque. Nu. Scandaleux. Il est temps d’y mettre fin, et c’est précisément ce que je propose page après page.

Que démontre cette fiche de paie ?

Ce livre a un personnage principal. Il s’appelle Nicolas. C’est un salarié au salaire médian : il gagne 2 079 euros net par mois, et la moitié des Français gagne moins que lui. Son employeur lui verse 3 922 euros. Entre les deux, la moitié a disparu avant que Nicolas ait vu la couleur de son argent. Sur une carrière, un salarié à 2 000 euros net donne plus d’un million d’euros à l’administration. Vous avez bien lu. Et c’est sans compter la TVA sur tous ses achats, ses taxes locales, l’accise sur son carburant, l’alcool, le tabac. Plus d’un million d’euros ! De quoi acheter une maison comptant, au bord de la mer. Au lieu de cela, en échange de son million d’euros, il obtient un État qui se fait pirater ses données fiscales, n’équipe pas ses hôpitaux en climatisation, ne parvient plus à éteindre ses feux de forêt, ne tient plus ses frontières… Je peux continuer longtemps.

Vous avez été magistrate à la Cour des comptes. Quel chiffre résume, à lui seul, l’ampleur du « casse » ?

Savez-vous que nous dépensons aujourd’hui 234 milliards d’euros de plus qu’en 2020, l’année du Covid et du « quoi qu’il en coûte » ? Sans crise sanitaire, sans confinement, sans chômage partiel. Le plus stupéfiant : le total de ce que nous avons gaspillé depuis des années, et qui se chiffre en milliers de milliards d’euros, n’existe dans aucun bilan comptable de l’État. 

Un salarié à 2 000 euros donne plus d’un million à l’administration

Dire qu’il est incalculable n’est pas une image, il n’a jamais été calculé par personne. C’est le crime parfait, celui dont l’étendue est un mystère pour les coupables eux-mêmes. Ce n’est d’ailleurs pas la seule chose que nous ne sachions pas calculer. Saviez-vous que même Bercy est incapable de dire combien la France compte d’impôts ? Le gouvernement l’a écrit noir sur blanc en réponse à un sénateur : il n’existe aucun dénombrement centralisé et exhaustif des impôts et taxes en vigueur. Un pays qui ne sait même plus combien il a d’impôts en a forcément trop.

Où cet argent se perd-il concrètement ?

Ils le détruisent ! J’ai suivi l’argent poste par poste, dans la santé, dans la police, à l’école. Je montre comment il se perd en route, détruit par la bureaucratie, l’idéologie, le gaspillage, les gabegies, que je chiffre une à une. Je définis un principe simple : si l’État trouve les moyens de dépenser votre argent là où vous ne recevez aucun service, à l’étranger par exemple, c’est que vous payez trop d’impôts.

Que dire du nombre de fonctionnaires ?

La fonction publique comptait 4,6 millions d’agents en 1997, elle en compte 5,9 millions aujourd’hui : 1,3 million de plus en trente ans, quand la population n’a augmenté que de 15 %. Vos services publics se sont-ils améliorés ? Non, bien au contraire. Le nombre de fonctionnaires a souvent augmenté sans le moindre rapport avec le service rendu. Depuis 1980, le nombre d’agriculteurs a été divisé par trois pendant que les effectifs du ministère de l’Agriculture doublaient. L’industrie est passée de 22 % de la richesse française en 1980 à moins de 10 % aujourd’hui, mais nous avons augmenté le nombre d’inspecteurs du travail de 50 %. La liste est encore longue. Je m’engage à ce qu’aucun lecteur n’en sorte sans avoir appris quelque chose de fondamental, mais aussi sans savoir comment nous en sortir.

« Casse » est un mot très lourd, et vous dites vous-même qu’il n’y a ni complot, ni cerveau, ni plan secret. N’est-ce pas un titre racoleur ?

Ce que je décris est plus grave qu’un complot. Un complot suppose des gens qui se cachent. Nous parlons de milliers de milliards d’euros, prélevés en plein jour, votés au Parlement, publiés au Journal officiel. Quarante ans de renoncements ont produit exactement le résultat d’un casse organisé, sans qu’aucun juge ait jamais eu personne à juger. Alors non, ce n’est pas racoleur. Quand les faits sont énormes, les mots doux sont des mensonges.

La gauche, elle, a désigné ses coupables : les milliardaires, « les nuisibles ». Vous les disculpez dans votre livre.

Faisons le calcul. Les fortunes cumulées de Bernard Arnault, de Vincent Bolloré et de François Pinault sont estimées à 195 milliards d’euros. Confisquez-les intégralement : vous couvrez à peine une année de déficit. Et l’année suivante ? Nous serons toujours aussi endettés, sauf qu’il n’y a plus ni LVMH, ni Kering, ni Hachette, ni Canal+, leurs centaines de milliers d’emplois. Il ne restera plus qu’à taxer les autres, la classe moyenne, nous, tout le monde. 

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Quand la gauche taxe les riches, c’est toujours nous qui payons l’addition. Ceux qui nuisent au pays, ce ne sont pas ceux qui créent la richesse. Ce sont ceux qui la détruisent une fois qu’elle est créée. La gauche veut moins de riches. Moi je veux moins de pauvres. Et je ne disculpe pas seulement les milliardaires : j’ai identifié tous les suspects habituels, ceux qui sont accusés par la gauche, comme par la droite, parce qu’ils sont des cibles faciles. Croyez-moi, les coupables sont ailleurs…

Ce livre contient quinze résolutions, 130 milliards d’euros d’économies par an, et jusqu’aux premières nominations à effectuer. N’est-ce pas un programme qui refuse son nom ?

Ce livre ne dénonce jamais sans résoudre. Chaque problème est suivi de sa résolution, immédiatement. Quinze résolutions au total. J’ai ça dans mon caractère : mes adversaires ne sont pas les autres politiciens, mais les problèmes. Je livre donc des solutions. Beaucoup. Ce livre n’est pas un tract, c’est une investigation qui aboutit à un mode d’emploi. Et il est à la disposition de tout le monde. Un lecteur de gauche, du centre, de droite, ou qui se moque des partis politiques y trouvera exactement les mêmes chiffres et les mêmes preuves : quand un médecin soigne un patient, il ne lui demande pas ses opinions.

Vous avez reproché à Bruno Retailleau sa timidité sur les droits de succession. Vous proposez de les supprimer totalement. Pourquoi ce combat ?

Parce qu’il n’y a rien de plus noble que de vouloir s’enrichir pour transmettre à ses enfants. C’est la preuve qu’on a travaillé pour un objectif qui nous dépasse. Parce que nous parlons d’un héritage qui a déjà été taxé, retaxé et surtaxé tout au long d’une vie dans le pays le plus taxé du monde. Un peuple qui ne peut plus rien léguer cesse de construire. Il faut savoir d’où vient cet impôt. Il naît en 1791, quand la Révolution décide de s’attaquer à la famille. Mirabeau édicte un principe : les droits de l’homme sur sa propriété ne s’étendent pas au-delà de sa propre vie. Le but affiché : briser le noyau familial et l’autorité du père. Souvenons-nous que Mirabeau avait passé sa jeunesse en guerre contre le sien. Malgré la violence de cet objectif, à la naissance de l’impôt sur les successions, son taux était de 1 %. Il monte aujourd’hui jusqu’à 45 %. De Gaulle l’avait jugé si abusif qu’il l’a ramené à 15 % en 1959 : nous sommes à trois fois ce plafond. 

Contrairement aux idées reçues, ce n’est plus l’impôt des très riches, qui transmettent des sociétés et s’organisent avec des conseils et des donations : c’est l’impôt de la classe moyenne, prélevé sur la maison familiale, le jour d’un deuil. Quatre-vingt-sept pour cent des Français le rejettent, et il est plus détesté encore dans les milieux populaires que chez les personnes aisées. Qu’ils aient ou non à le payer un jour : ils refusent le principe même qu’on taxe une vie de travail déjà taxée au moment de la mort. C’est un jugement moral, pas une erreur de calcul. Dix pays de l’OCDE l’ont déjà aboli, y compris la Suède sociale-démocrate. Nous devons abolir les droits de succession. N’avons-nous donc pas payé assez d’impôts en France tout au long de notre vie, que l’État doive encore venir récupérer son dû au seuil de notre tombe ?

Vous refusez le mot d’austérité et parlez d’un plan d’enrichissement. Peut-on supprimer 130 milliards d’euros par an sans demander de sacrifice à personne ?

L’austérité a une définition précise : couper, y compris dans les services publics, en augmentant les impôts pour privilégier les créanciers. C’est la méthode du FMI. Je propose l’exact inverse : baisser les dépenses et les impôts en même temps pour que de plus en plus de Français aient la possibilité et l’envie de s’enrichir. Une mesure révolutionnaire : la suppression de la CSG sur les revenus d’activité. C’est 10 % de salaire net en plus pour tous les actifs, sans un centime de coût du travail en plus. Près de 250 euros par mois pour Nicolas, 500 pour son foyer. C’est la plus forte hausse collective de pouvoir d’achat de la Ve République. Et je dis précisément comment elle est financée. 

Ceux qui nuisent au pays sont ceux qui détruisent la richesse créée

Depuis quarante ans, on a demandé des sacrifices aux Français sans que la machine bouge d’un millimètre. François Bayrou leur a même demandé un jour férié de plus pour rapporter 4 milliards d’euros qui rembourseraient une dette de 3 500 milliards créée par tous ses amis. C’est indécent. Cette fois, c’est l’État qui sacrifiera ses gabegies au profit des Français. Et le pays est prêt : 68 % des Français se disent prêts à voter pour le déficit zéro avec baisse des dépenses et des impôts ; 70 % des macronistes, 78 % des Républicains, 81 % du Rassemblement national. Sur ce sujet, les électeurs sont déjà d’accord entre eux. Ce sont les partis qui ne le sont pas.

D’autres responsables de droite – Alain Madelin, Nicolas Sarkozy ou François Fillon – ont défendu des baisses de dépenses et d’impôts sans parvenir à appliquer pleinement leurs projets. En quoi votre méthode s’en distingue-t-elle ?

Les politiciens promettent parfois de « rendre » de l’argent aux Français, mais aucun ne dit où il coupe. Donc ils ne rendent rien : ils s’endettent au nom des Français. Ils les achètent avec leur propre argent. Moi, je publie le tableau : 130 milliards d’euros d’économies, ligne par ligne, sourcées une à une. Personne ne l’avait fait, parce que chaque ligne de dépense cache son bénéficiaire, son syndicat, son élu local. C’est tellement plus confortable de promettre un audit une fois élu : il prend un an, produit un rapport que personne ne lit, et à la fin du quinquennat rien n’a été coupé. Dépenser moins pour taxer moins. 

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C’est la seule méthode qu’on n’ait jamais essayée depuis quarante ans. Pour y arriver, il faut aller devant le peuple, par référendum, dès les six premiers mois du mandat. Ce que le peuple a décidé directement, aucun juge, aucun haut fonctionnaire, aucune grève ne peut le défaire. Et nommer, dès le premier conseil des ministres, les 70 responsables que je liste, ceux qui commandent réellement la machine administrative, choisis avec une lettre de mission chiffrée et jugés chaque année sur leurs résultats : l’article 20 de la Constitution dit que le gouvernement dispose de l’administration, pas l’inverse. Ce qui fait la différence, ce n’est pas la fermeté dont tout le monde se réclame. C’est la préparation et la méthode, dont presque personne ne se donne la peine.

Vous critiquez le RN sur l’immigration comme sur l’économie. Sur quoi la rupture est-elle la plus profonde ?

Ils sont tout de même contre l’immigration négative, peu vigoureux sur la lutte contre l’islamisation du pays, sur la protection des libertés numériques, et le programme de Marine Le Pen prévoit d’octroyer des aides aux étrangers au bout de cinq ans sur notre sol. Au RN, la préférence nationale expire au bout de cinq ans ! Quant à l’économie, regardons ce qu’ils votent : 34 milliards d’euros d’imposition votés lors du dernier budget, de nouvelles taxes créées main dans la main avec La France insoumise, contre les Français de l’étranger, les détenteurs d’actions ou de contrats d’assurance vie. Bref, tout ce qui bouge, on le taxe ! Et la retraite à 60 ans, confirmée cette semaine devant le Medef. C’était la proposition n° 82 du programme de François Mitterrand en 1981 ! Le programme économique du RN, nous l’avons déjà essayé. Non merci, ça fait même quarante-cinq ans qu’on essaie ! Et je le dis avec du regret : je préférerais que ces débats nous opposent à la gauche. Mais nous ne sommes même pas encore au début de la campagne : nous ne pouvons pas nous contenter de « mieux que rien ». Notre peuple mérite ce qu’il y a de meilleur.

Ce livre ressemble à un programme pour 2027. Éric Zemmour le portera-t-il, ou pourriez-vous être vous-même candidate ?

Éric Zemmour est le candidat naturel de Reconquête. Le moment venu, il le dira. En attendant, nous préparons tout : le jour où la candidature sera officialisée, le diagnostic sera déjà entre les mains des Français. Il ne restera plus qu’à porter les solutions.

Votre livre s’achève sur un verdict « définitif et non susceptible d’appel ». Quel sens politique donnez-vous à cette formule ?

Que le peuple reste souverain, c’est-à-dire libre, malgré tout ce qu’il a subi. Après quarante ans d’endoctrinement à l’école, à l’université, dans la bureaucratie, par les partis, les médias, la culture, partout, les Français auraient pu être résignés, formatés, brisés par le casse. Ils ne l’ont pas été. Les complices ont tenu les institutions, ils n’ont pas tenu les esprits. C’est le miracle sur lequel tout repose. Les Français ne sont pas les coupables du casse, contrairement à ce que prétendent les élites : ils en sont les victimes, et ils doivent maintenant en devenir les juges. C’est exactement ce que je leur propose : entrer dans ce livre en victimes, et en sortir en juges. Innocentés, affranchis, libérés dans tous les sens du terme.