Je me suis réveillé… et même nos avions se retrouvaient pris dans la géopolitique

Résumé IA
Un vol Aircalin entre Paris et Nouméa est bloqué à Calcutta après une modification de trajectoire imposée par le contrôle aérien indien lors d'un sommet des BRICS, provoquant six heures d'attente pour les passagers. Parallèlement, la Calédonie fait face à des débats géopolitiques sur le nickel et la Chine, tandis que le bilan du naufrage du MV Matui au Vanuatu s'alourdit avec deux morts et 37 disparus.
Je me suis réveillé et j’ai découvert qu’un vol Aircalin entre Paris et Nouméa avait fini… bloqué à Calcutta à cause d’un sommet des BRICS.
Le contrôle aérien indien a imposé une modification de trajectoire au vol SB501, ce qui a rallongé le trajet et augmenté la consommation de carburant. L’Airbus A330 n’avait alors plus les marges nécessaires pour rejoindre Bangkok et a dû se poser à Calcutta. Puis nouveau problème : aucun mécanicien qualifié sur place pour libérer techniquement l’appareil. Après six heures d’attente, les passagers ont finalement pu débarquer.
Une péripétie aérienne, certes. Mais elle arrivait au moment où la Calédonie se retrouvait justement en plein milieu d’un autre débat géopolitique : que faire de notre nickel face à la Chine ?
Emmanuel Macron refuse que Pékin prenne pied dans les usines calédoniennes. Mais derrière cette position stratégique se cache toujours la même question : quelle alternative propose-t-on ? La France et l’Europe veulent limiter l’influence chinoise dans le Pacifique, mais nos usines ont besoin d’investisseurs, d’énergie, de technologie et surtout de redémarrer. Et dans le dossier PRNC, les difficultés autour du projet émirati NBM montrent à quel point l’équation devient compliquée.
Le Congrès va justement replonger cette semaine dans les chiffres. Après le retour de la mission transpartisane, les élus reprennent les travaux en commission permanente avant une séance économique vendredi consacrée notamment au budget de la Nouvelle-Calédonie. L’aide de Paris est acquise, mais maintenant il faudra transformer les annonces en décisions.
Pendant ce temps, au Vanuatu, le bilan du naufrage du MV Matui s’alourdissait dramatiquement : 13 personnes secourues, deux morts et 37 toujours portées disparues. La Nouvelle-Calédonie a participé aux recherches avec un Falcon 200 des forces armées, avant la suspension des opérations dirigées faute de nouveaux éléments.
En refermant cette journée, je me suis dit que la Calédonie avait beau être une petite île au milieu du Pacifique, entre les BRICS, la Chine, le nickel et ses voisins, le monde avait décidément pris l’habitude de venir frapper directement à sa porte.
Bref


