L’année 2026 débute par une déflagration géopolitique majeure sur le continent latino-américain.
La capture de Nicolás Maduro par les forces américaines marque une rupture brutale, assumée et revendiquée par Washington.
Une opération militaire américaine revendiquée et assumée
Plus de soixante ans après l’échec humiliant de la Baie des Cochons, les États-Unis viennent de frapper là où leurs prédécesseurs avaient reculé.
Dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier, une opération militaire américaine ciblée a conduit à la capture et à l’exfiltration du président vénézuélien Nicolás Maduro.
Selon les déclarations officielles, des frappes ont été menées contre des sites stratégiques à Caracas, notamment le complexe militaire de Fuerte Tiuna et la base aérienne de La Carlota.
Le président vénézuélien, décrit comme retranché dans une zone ultra-sécurisée, a été capturé vivant, menotté, puis placé à bord du navire de guerre américain USS Iwo Jima, direction New York.
Le président américain Donald Trump a salué une opération « remarquable », assurant qu’aucun soldat américain n’avait été tué.
Deux militaires auraient été blessés, sans gravité, avant d’être évacués.
Le chef de l’exécutif américain a revendiqué un raid parfaitement préparé, mené par des « soldats d’exception », confirmant la présence de troupes au sol « à très haut niveau ».
Trump annonce une gestion directe du Venezuela
Lors d’une conférence de presse depuis Mar-a-Lago, en Floride, Donald Trump a levé toute ambiguïté : les États-Unis vont « diriger le Venezuela » jusqu’à l’organisation d’une transition politique jugée « sûre, appropriée et judicieuse ».
Pour le président américain, la situation est claire : un vide du pouvoir existe, et Washington entend l’occuper pour éviter le chaos.
« Nous allons gérer le pays correctement », a-t-il martelé, évoquant une administration provisoire menée par des responsables américains « en lien avec les Vénézuéliens ».
Une déclaration qui assume pleinement une prise de contrôle temporaire, sans détour diplomatique.
Donald Trump a également annoncé l’arrivée imminente de grandes compagnies pétrolières américaines, chargées de réparer les infrastructures énergétiques du pays.
Des milliards de dollars d’investissements sont annoncés pour relancer la production et générer des revenus.
L’embargo américain sur le pétrole vénézuélien reste en vigueur, mais une exception majeure est désormais prévue pour les entreprises américaines.
Objectif affiché : rentabiliser les ressources du sous-sol pour financer l’opération et la reconstruction.
« Cela ne nous coûtera rien », a insisté le président, évoquant des remboursements assurés par les revenus pétroliers.
Onde de choc diplomatique et lignes de fracture internationales
La capture de Nicolás Maduro a provoqué une réaction mondiale immédiate.
Les alliés traditionnels de Caracas Russie, Chine, Iran et Cuba ont condamné fermement l’opération, dénonçant une violation de la souveraineté vénézuélienne.
La Russie parle d’« agression armée », la Chine d’un « comportement hégémonique », tandis que l’Iran fustige une « attaque illégale ».
Des condamnations attendues, venant de régimes étroitement liés au pouvoir chaviste.
En Europe, la majorité des dirigeants ont exprimé leur inquiétude et rappelé leur attachement au droit international, sans toutefois défendre le bilan politique de Maduro.
La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni appellent à une transition démocratique, tout en refusant une solution imposée de l’extérieur.
Une exception notable : l’Italie. La présidente du Conseil Giorgia Meloni a qualifié l’intervention américaine d’« défensive », estimant légitime une action contre des réseaux liés au narcotrafic.
Sur le continent américain, la fracture est nette. La Colombie et le Brésil condamnent l’opération, tandis que le président argentin Javier Milei salue les frappes, affirmant que « la liberté avance ».
Israël, soutien assumé de Donald Trump, a félicité une action menée par le « leader du monde libre ».
Une rupture assumée avec la diplomatie de retenue
Donald Trump a également écarté toute perspective de transfert immédiat du pouvoir à l’opposition vénézuélienne.
Il a déclaré que Maria Corina Machado ne disposait « ni du soutien ni du respect » nécessaires pour gouverner.
La vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodríguez se serait dite prête à coopérer avec Washington, selon les autorités américaines.
Un signal clair : les États-Unis entendent choisir leurs interlocuteurs, sans s’en remettre aux équilibres politiques internes.
En publiant la photo de Nicolás Maduro menotté sur Truth Social, Donald Trump a envoyé un message sans équivoque : la doctrine de la retenue stratégique appartient au passé.
Cette opération marque un tournant dans la politique étrangère américaine, où la force assumée, la défense des intérêts économiques et la lutte contre les régimes autoritaires sont désormais revendiquées sans complexe.


















