Chaque 4 janvier, la Journée mondiale du braille, reconnue par l’Organisation des Nations unies, rappelle l’importance de ce système d’écriture pour les personnes aveugles ou malvoyantes. Un outil concret, discret, mais essentiel. En Nouvelle-Calédonie, cette journée pose une question simple et directe : sommes-nous capables d’assurer l’accessibilité sans tomber dans l’idéologie ni l’affichage creux ?
Le braille, un outil d’autonomie avant tout
Le braille n’est pas un symbole militant. C’est un instrument d’autonomie, d’émancipation individuelle et d’accès réel au savoir. Dans un territoire déjà fragilisé par les crises sociales, économiques et institutionnelles, l’enjeu n’est pas d’ajouter une couche de communication, mais de garantir des solutions fonctionnelles pour ceux qui en ont besoin.
Livres scolaires, documents administratifs, signalétique publique : l’accessibilité doit être utile, lisible et opérationnelle, pas noyée dans des dispositifs coûteux et inefficaces.
Inclusion : le terrain plutôt que la posture
En Nouvelle-Calédonie, les personnes en situation de handicap visuel attendent d’abord des réponses concrètes. Accès aux services publics, scolarité adaptée, formation professionnelle, insertion dans l’emploi : l’inclusion ne se mesure pas au nombre de discours, mais à la capacité du système à fonctionner.
À droite, une conviction demeure : l’égalité des chances ne passe pas par l’assistanat permanent, mais par des outils qui permettent à chacun de se former, de travailler et de participer pleinement à la société.
Responsabilité publique et bonne gestion des moyens
Dans un contexte budgétaire contraint, l’accessibilité doit être pensée avec rigueur. Chaque dispositif doit répondre à un besoin réel, évalué, et non à une logique d’affichage. Le braille, quand il est intégré intelligemment dans l’éducation et les services publics, est un investissement utile. Quand il devient un simple argument de communication, il perd son sens.
L’efficacité, la simplicité et la continuité doivent guider l’action publique, loin des surenchères idéologiques importées de métropole ou des grandes institutions internationales.
Une journée pour rappeler l’essentiel
En ce 4 janvier, la Journée mondiale du braille devrait être l’occasion, en Nouvelle-Calédonie, de revenir à l’essentiel : donner les moyens concrets de l’autonomie, sans confusion entre inclusion et idéologie. Le respect des personnes en situation de handicap passe par des politiques responsables, pragmatiques et durables.
Ici comme ailleurs, l’inclusion véritable ne se proclame pas : elle se construit, avec méthode, responsabilité et respect du réel.


















