Régie Pub
lundi 12 janvier 2026
La Dépêche de Nouméa
Le Flux
  • A chaud
    • Politique
    • Economie
    • Société
    • Coup de gueule
    • Journée Mondiale
  • Le Débrief
  • Mémoire
  • Tribune
  • Au delà du récif
  • Dossiers
    • JUSTICE
    • NICKEL
    • AVENIR INSTITUTIONNEL
    • ÉCONOMIE
    • INDO-PACIFIQUE
  • SudTV
    • Le Talk
    • Vidéos
  • Météo
No Result
View All Result
  • A chaud
    • Politique
    • Economie
    • Société
    • Coup de gueule
    • Journée Mondiale
  • Le Débrief
  • Mémoire
  • Tribune
  • Au delà du récif
  • Dossiers
    • JUSTICE
    • NICKEL
    • AVENIR INSTITUTIONNEL
    • ÉCONOMIE
    • INDO-PACIFIQUE
  • SudTV
    • Le Talk
    • Vidéos
  • Météo
No Result
View All Result
La Dépêche de Nouméa
Le Flux
No Result
View All Result

Kava : ces patrons qui refusent la stigmatisation

La Dépêche de Nouméa par La Dépêche de Nouméa
12 janvier 2026
dans Economie, L'actualité locale
Partager sur FacebookPartager sur Twitter
5 minutes

À bas bruit, sans slogans ni caricature, une filière longtemps marginalisée sort de l’ombre.
Face à un projet de réglementation jugé brutal et mal préparé, les gérants de nakamals ont décidé de ne plus subir.

Une filière culturelle sommée de rendre des comptes

Depuis plusieurs années, les nakamals traînent une réputation dégradée, souvent alimentée par des amalgames faciles et une méconnaissance profonde du terrain. Dans ce contexte tendu, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie souhaite mieux encadrer l’ouverture et l’exploitation de ces établissements, sans toujours distinguer la réalité des abus marginaux.

Face à cette pression croissante, une réponse structurée a vu le jour fin 2025 avec la création de la Fédération des Artisans du Kava (FAK). Objectif : sortir de l’isolement, parler d’une seule voix et participer activement à la réflexion réglementaire, plutôt que de la subir.

Un mémorandum officiel a été transmis au gouvernement, au Congrès, au CESE, aux communes et au Sénat coutumier. Un document clair, factuel, sans posture idéologique, qui pose noir sur blanc la position des exploitants face aux projets de loi et à l’intensification récente des contrôles.

La fédération rappelle des principes simples mais essentiels : le kava n’est pas une drogue, il ne peut être assimilé à l’alcool, et un gérant de nakamal n’est ni policier ni agent de contrôle. Fermer un établissement pour des faits commis par des clients relève, selon eux, d’une logique injuste et juridiquement fragile.

Se structurer pour être crédible et irréprochable

Un mois après sa création, la FAK s’est réunie le samedi 10 janvier 2026 afin de faire un point d’étape et d’adopter un règlement intérieur. La dynamique est réelle : 25 gérants adhérents, deux importateurs et trois laboratoires ont déjà rejoint la fédération, principalement à Nouméa, Païta et au Mont-Dore.

Mais la fédération ne cherche pas à défendre l’approximation. Bien au contraire. D’ici quatre mois, elle annonce qu’elle ne conservera que les membres en règle, disposant d’une patente, d’un RIDET et respectant des normes d’hygiène strictes.

Pour de nombreux gérants, cette structuration marque une rupture culturelle profonde. Pendant des décennies, chacun travaillait dans son coin, sans réseau ni accompagnement. Après quarante ans d’exercice souvent solitaire, ces professionnels découvrent la force du collectif.

Beaucoup n’ont connu que ce métier et se heurtent aujourd’hui à une administration complexe. La fédération entend aussi jouer un rôle pédagogique, afin de permettre à ces acteurs économiques de comprendre et de respecter les règles, sans être écrasés par elles.

Dialogue avec l’État et refus de l’amalgame sécuritaire

Sur le plan institutionnel, la FAK a déjà multiplié les contacts. Une rencontre a eu lieu avec la directrice de cabinet du Haut-commissaire. Le sujet central : la présence de cocaïne dans certains nakamals, qui inquiète légitimement les autorités.

La fédération ne nie pas le problème. Elle refuse cependant l’amalgame. « Leur souci, c’est les stupéfiants », reconnaît un membre de la FAK, tout en rappelant que la cocaïne n’est ni produite ni vendue par la filière kava. Assimiler l’ensemble des nakamals à un problème de stupéfiants serait une erreur stratégique et morale.

Les deux parties se sont accordées pour se revoir dans trois mois afin de travailler sur une stratégie commune. La FAK martèle également une demande centrale : la réalisation d’une étude préalable sérieuse, avant toute réforme. Aujourd’hui, les chiffres manquent cruellement.

À Ducos, la fédération estime à 60 le nombre de nakamals, accueillant entre 3 000 et 5 000 personnes chaque soir, sans qu’aucune donnée officielle ne le confirme.

 On ne sait pas exactement combien il y a de nakamals à Nouméa, déplore le président.

Sans cartographie, sans statistiques, sans étude d’impact, toute réglementation risque de mettre en danger des familles, des emplois et une pratique culturelle essentielle, sans résoudre les véritables problèmes de sécurité.

Une nouvelle étape est attendue le 24 janvier, avec une rencontre inédite entre les gérants et Christopher Gygès, auteur du projet de loi contesté. Pour la première fois, les professionnels espèrent un échange direct, concret et sans posture.

Au-delà des textes, la FAK défend une vision du nakamal comme lieu social, apaisé et multiculturel, où les statuts s’effacent. Un espace de cohésion que beaucoup refusent de voir sacrifié sur l’autel de la facilité politique.

Tags: culture kanakéconomie localeFAKFédération des Artisans du Kavahaut-commissariatKavanakamals Nouvelle-Calédonieprojet de loi nakamalsréglementation nakamalssécurité publique

Continuer la lecture

Dépopulation en Nouvelle-Calédonie : c’est acté, c’est officielL'actualité locale

Dépopulation en Nouvelle-Calédonie : c’est acté, c’est officiel

23 Sep 2025
Patronat calédonien : 15 millions sur la tableEconomie

Patronat calédonien : 15 millions sur la table

28 Sep 2025
Commerce extérieur 2024 : la Nouvelle-Calédonie à l’arrêtEconomie

Commerce extérieur 2024 : la Nouvelle-Calédonie à l’arrêt

16 Déc 2025
La Chambre territoriale des comptes alerte sur le manque de transparenceEconomie

La Chambre territoriale des comptes alerte sur le manque de transparence

7 Mai 2025
Article précédent

Le 16 janvier, la réunion de la dernière chance

Article Suivant

15 mars 2026 : êtes-vous sûr d’avoir encore le droit de voter ?

Article Suivant

15 mars 2026 : êtes-vous sûr d’avoir encore le droit de voter ?

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

Fil d'infos

12/01 à 10:00

Chaleur record : les océans au bord de la saturation

À bas bruit, sans slogans ni manifestations, les océans ont encore encaissé le choc thermique ...

12/01 à 09:09

Union des droites, et si la Calédonie disait ce qu’elle en pense vraiment ?

Union des droites : Bardella, Retailleau ou Knafo ? La Dépêche ouvre le débat en Nouvelle-Cal�...

12/01 à 09:00

15 mars 2026 : êtes-vous sûr d’avoir encore le droit de voter ?

À l’approche d’un scrutin local décisif, la démocratie ne se joue pas seulement dans les d...

12/01 à 08:05

Kava : ces patrons qui refusent la stigmatisation

À bas bruit, sans slogans ni caricature, une filière longtemps marginalisée sort de l’ombre....

12/01 à 07:10

Le 16 janvier, la réunion de la dernière chance

La date est désormais fixée. Le 16 janvier 2026, les élus de Nouvelle-Calédonie seront reçus...

12/01 à 05:25

Je me réveille, le pays est en vacances, mais pas l’actualité

On commence par un accident à Poya.Une voiture seule.Une barrière.Une fillette et sa grand-mèr...

11/01 à 18:12

Pourquoi on ne vote pas Bougival ?

Lettre d’un Calédonien, un sans dent… Madame, Monsieur, Cette semaine s’annonce, une f...

11/01 à 16:45

« L’État est en train de s’humilier »

Député de la première circonscription de Nouvelle-Calédonie, Nicolas Metzdorf tire le bilan d...

11/01 à 16:30

Une finale intense malgré les intempéries

Hier soir, le public calédonien a assisté à la finale simple du BNC Tennis Open 2026, opposant...

11/01 à 15:00

Jean Terlier : « une promesse d’État qui engage la République »

En déplacement en Nouvelle-Calédonie avec une délégation de députés, Jean Terlier n’a pas...

Logo La Depeche
L'actualité en continue
sur La Dépêche
logo ladepeche nc

RUBRIQUES

  • Au delà du récif
  • Economie
  • Le Débrief
  • Le Talk
  • Opinions
  • Politique
  • Société
  • Vidéos

Le réseau

  • OcéaneFM
  • Le JDD
  • La Dépêche de Nouméa
  • SudTV
  • La Factory

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

  • À votre avis ?
  • Accueil
  • BTM Radio
  • Contact
  • Le Flux
  • Mentions Légales
  • Météo
  • Politique de Confidentialité
  • Politique de cookies
  • Régie Pub

© 2025 - La Dépêche de Nouméa

« L’ÉTAT EST EN TRAIN DE S’HUMILIER »JEAN TERLIER : « UNE PROMESSE D’ÉTAT QUI ENGAGE LA RéPUBLIQUE »DéGRADATION AU PARC SOURY LAVERGNE, LA PASSERELLE INCENDIéELA FRANCE RENFORCE SA SOUVERAINETé à NOUMéASONDAGE EXCLUSIF – BARDELLA, RETAILLEAU, KNAFO : QUI POUR INCARNER L’UNION DES DROITES à LA PRéSIDENTIELLE ?SAINT-LOUIS : QUAND LA FLUIDITé PASSE AVANT L’ORDRE PUBLICOUTRE-MER : ET SI LA FRANCE ARRêTAIT ENFIN L’ASSISTANAT ?CONGRèS SOUS TENSION : L’UC ARRACHE L’URGENCE SOCIALE à UNE VOIX

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In

Add New Playlist

No Result
View All Result
  • A chaud
    • Politique
    • Economie
    • Société
    • Coup de gueule
    • Journée Mondiale
  • Le Débrief
  • Mémoire
  • Tribune
  • Au delà du récif
  • Dossiers
    • JUSTICE
    • NICKEL
    • AVENIR INSTITUTIONNEL
    • ÉCONOMIE
    • INDO-PACIFIQUE
  • SudTV
    • Le Talk
    • Vidéos
  • Météo

© 2025 - La Dépêche de Nouméa