Tu as 16-26 ans ? Nouméa te recrute

La jeunesse nouméenne aura bientôt une nouvelle tribune pour faire entendre sa voix. La Ville de Nouméa lance une campagne pour préparer le prochain Conseil local de la jeunesse, avec un mandat placé sous le signe de l’engagement concret.
Nouméa ouvre les candidatures pour le CLJ 2027-2028
La Ville de Nouméa a lancé ce mercredi 12 août 2026 sa campagne de recrutement pour renouveler son Conseil local de la jeunesse (CLJ).
L’objectif est désormais de constituer l’équipe qui prendra le relais pour la mandature 2027-2028.
Les jeunes intéressés disposent jusqu’au mercredi 30 septembre 2026 pour déposer leur candidature.
Le Conseil local de la jeunesse constitue une instance destinée à donner directement la parole aux jeunes auprès des élus municipaux.
Son principe est simple : permettre à des jeunes de participer à la vie de la cité, de formuler des propositions et de contribuer à la réalisation de projets locaux.
La Ville présente ainsi le CLJ comme un espace de dialogue et d’engagement citoyen. Pour les futurs conseillers, l’enjeu ne consiste donc pas uniquement à donner un avis.
Ils peuvent également participer à la construction de projets et prendre part à des actions menées dans la commune.
La prochaine équipe devra notamment reprendre les projets engagés par la mandature actuelle.
Elle pourra également en proposer de nouveaux, en fonction des attentes et des préoccupations exprimées par ses membres.
Le dispositif repose sur une démarche volontaire et bénévole.
Il s’agit donc d’un engagement individuel au service de la ville de Nouméa.
Cette dimension est particulièrement mise en avant par la municipalité, qui présente le CLJ comme une expérience permettant aux jeunes de se confronter concrètement au fonctionnement de la collectivité.
De 16 à 26 ans pour s’engager dans la vie de la ville
Le recrutement s’adresse aux jeunes âgés de 16 à 26 ans. Pour candidater, il faut résider ou avoir une activité à Nouméa.
Cette activité peut notamment correspondre à des études, un emploi ou une recherche d’emploi.
La Ville prévoit un mandat d’une durée de deux ans. Les candidats doivent également s’engager à titre individuel et bénévole. Ils ne doivent pas appartenir à une autre instance de démocratie participative.
Les règles de composition du Conseil local de la jeunesse prévoient également plusieurs critères destinés à garantir son caractère indépendant.
Les membres ne doivent notamment pas être élus municipaux ni conjoints d’élus. Le recrutement repose sur un appel à volontaires. Les futurs conseillers sont ensuite sélectionnés par un jury.
Le fonctionnement du CLJ est encadré par un règlement intérieur. L’adjoint au maire chargé de la jeunesse et de l’animation des quartiers assure la responsabilité générale du conseil, par délégation du maire.
Les jeunes conseillers sont ensuite répartis dans différentes commissions thématiques. Ces groupes permettent de travailler sur des sujets directement liés à la vie quotidienne des habitants.
Les thématiques couvrent notamment les loisirs, le sport, l’animation socio-éducative et la culture.
L’éducation, la formation et l’insertion font également partie des domaines de travail.
L’environnement, l’écologie et le développement durable constituent une autre thématique.
Enfin, la prévention et la citoyenneté sont également intégrées aux travaux du conseil.
Cette organisation doit permettre aux jeunes de travailler sur des sujets précis plutôt que de limiter leur participation à des échanges institutionnels.
Le CLJ peut ainsi répondre aux sollicitations des élus municipaux.
Il peut donner son avis sur les projets ou les orientations portés par la Ville. Mais les conseillers disposent également d’une capacité d’initiative.
Ils peuvent proposer et monter leurs propres projets lorsqu’ils correspondent aux aspirations des jeunes qu’ils représentent.
Ils peuvent également participer à des actions ou organiser des manifestations avec des partenaires extérieurs.
Une expérience concrète avant de passer le relais
Le Conseil local de la jeunesse ne se limite pas aux réunions institutionnelles. La Ville prévoit plusieurs temps forts au cours de la mandature.
Un séminaire d’intégration et une journée de cohésion sont notamment organisés au début du mandat.
Trois séances plénières sont également prévues. Elles interviennent au début de la mandature, à mi-parcours et à son terme. Cette dernière étape doit notamment permettre d’établir un bilan du travail accompli.
Le CLJ peut également être réuni à la demande du conseil municipal. Il peut alors être consulté sur une action ou une orientation portée par la collectivité. Les conseillers peuvent aussi participer à des commissions thématiques ou rencontrer les services municipaux et d’autres instances.
Pour les jeunes qui choisissent de s’investir, l’expérience peut donc dépasser le simple cadre de la participation citoyenne.
La Ville prévoit notamment des formations consacrées à la prise de parole en public. Des formations liées à la vie associative et à la gestion de projets sont également proposées.
Les membres peuvent en outre bénéficier d’un accompagnement individuel autour de leur projet professionnel. Des services et des tarifs préférentiels dans certains domaines, notamment culturel et sportif, peuvent également être accessibles aux conseillers.
Le dispositif a été officiellement créé par le conseil municipal le 2 juin 2021. Une première mandature avait alors été prévue pour 2022-2023.
Depuis, le Conseil local de la jeunesse s’est installé comme une instance de participation destinée aux jeunes de Nouméa.
La campagne ouverte ce 12 août doit désormais permettre de préparer la prochaine génération de conseillers. Les candidats ont jusqu’au mercredi 30 septembre 2026 à 15 h 30 pour déposer leur dossier.
Le formulaire peut être téléchargé en ligne ou retiré en version papier auprès de la direction de la Politique de la Ville. Le dépôt du dossier doit être effectué auprès de cette même direction, au centre-ville de Nouméa.
La municipalité fixe donc une échéance précise aux jeunes souhaitant rejoindre cette nouvelle mandature. Dans une période où la participation à la vie collective reste un enjeu important, le dispositif mise sur l’implication directe plutôt que sur la simple expression d’opinions.
Le principe défendu par la Ville est celui d’une jeunesse capable de prendre des responsabilités, de travailler sur des projets et de dialoguer avec les élus.
Le CLJ offre ainsi un cadre institutionnel aux jeunes qui souhaitent s’investir dans leur commune.
La prochaine mandature devra désormais prendre le relais et poursuivre les projets déjà engagés.
Elle pourra également fixer ses propres priorités et faire émerger de nouvelles initiatives. Pour les candidats, le rendez-vous est donc fixé au 30 septembre.
À Nouméa, la jeunesse est désormais appelée à passer de la parole à l’action.
(Crédit photo : ville de Nouméa)

