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L'actualité locale

Le foyer brûle, les élèves filment

23 septembre 2026 à 06:41
4 min de lecture
Le foyer brûle, les élèves filment

Résumé IA

Deux mois après le restaurant d'application, un incendie touche le foyer du lycée Saint-Jean XXIII de Païta, mardi en fin de matinée. La direction condamne un geste « intolérable » et dépose plainte, visant les élèves qui ont filmé au lieu d'alerter. Une enquête est en cours, tandis que la directrice salue l'intervention des secours.

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Deux mois après le restaurant d'application, c'est au tour du foyer de brûler.
Au lycée Saint-Jean XXIII de Païta, la direction condamne, porte plainte, et vise aussi ceux qui ont filmé au lieu d'agir.

Un acte condamné sans détour

Mardi, en fin de matinée, le feu a pris dans une case du lycée professionnel et hôtelier Saint-Jean XXIII. Les élèves l'appellent simplement « le foyer ».

Les flammes ont été vite maîtrisées. Personne n'a été blessé, et la direction assure qu'aucun danger ne menace aujourd'hui les élèves ni les personnels.

Cet incendie n'arrive pas dans le vide. Le 25 juillet dernier, le restaurant d'application du même lycée avait déjà été incendié. Deux sinistres en deux mois dans un seul établissement, c'est un fait qui parle de lui-même.

La réponse de la direction, elle, est arrivée rapidement.

Dans un message adressé aux familles, le chef d'établissement ne cherche pas d'excuse et ne tourne pas autour du pot. Il parle d'un geste « intolérable » et le condamne fermement. La Direction diocésaine de l'Enseignement catholique s'associe à cette condamnation.

Une plainte a été déposée. Une enquête est en cours pour établir précisément les circonstances des faits.

Le ton est celui d'une institution qui entend faire respecter l'autorité : les responsabilités seront établies et les suites appropriées seront données. On ne parle pas ici de « malaise » ou de « contexte difficile ». On parle d'actes et de conséquences.

Depuis, le foyer est sous rubalise et son accès est interdit. La directrice demande à tous les élèves de respecter cette consigne à la lettre, parce que leur sécurité en dépend. La règle est simple et elle ne se négocie pas.

Filmer plutôt qu'alerter : le symptôme d'une époque

C'est peut-être le passage le plus frappant de la lettre.

La directrice indique que plusieurs élèves ont eu comme premier réflexe de sortir leur téléphone pour filmer l'incendie. Les vidéos ont ensuite circulé sur les réseaux sociaux, parfois avec des rires ou des commentaires déplacés. Pendant ce temps, les adultes présents et les secours n'ont pas été prévenus en priorité.

Un bâtiment brûle, et certains pensent d'abord à l'audience.

La direction ne laisse pas passer. Elle demande aux familles de parler à leurs enfants, de leur faire supprimer les vidéos, montages et publications liés à l'incendie et de ne plus les partager. Elle prévient aussi que les comportements et publications qui pourront être établis donneront lieu à des suites disciplinaires.

En s'adressant d'abord aux parents, l'établissement rappelle une évidence que beaucoup semblent avoir oubliée : l'éducation commence à la maison. L'école ne peut pas assumer seule la responsabilité du civisme, du respect et du simple bon sens.

Ceux qui ont tenu leur rôle

Tout le monde n'a pas regardé la scène à travers un écran.

La direction tient à saluer M. Sakoumory, professeur d'EPS, ainsi que les étudiants de BTS qui l'accompagnaient. Ils ont pris les choses en main et aidé à gérer la situation en attendant la direction et les secours. Dans l'urgence, ils ont eu le bon réflexe, celui d'agir.

Les remerciements vont aussi aux pompiers, à la police municipale et à la gendarmerie, dont l'intervention a permis de contenir le sinistre.

Beaucoup d'élèves sont également venus exprimer leur soutien et leur inquiétude. Certains ont posé une question très concrète, rapportée par la direction :

Où irons-nous en cas de pluie si nous n'avons plus le foyer ?

La question est simple, mais elle montre ce que représente ce lieu au quotidien.

La direction promet d'étudier rapidement des solutions pour que cet espace retrouve à terme sa fonction auprès des élèves. Elle rappelle aussi que la sécurité et le bien-être des lycéens restent sa priorité.

Pour l'instant, l'enquête doit établir les faits. Il reste que, pour la deuxième fois en quelques semaines, un établissement scolaire de Païta voit une partie de ses locaux détruite par le feu. Face à cela, la fermeté affichée par la direction est la réponse qu'on attend d'une institution.

(Crédit photo : Lycée Professionnel et Hôtelier Saint Jean 23)