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Gaspilleurs, vous êtes prévenus

6 novembre 2026 à 17:30
3 min de lecture
Gaspilleurs, vous êtes prévenus

Résumé IA

Le comité sécheresse de Voh-Koné-Pouembout maintient l'alerte du 22 octobre et les arrêtés interdisant les usages non essentiels de l'eau. Face à des consommations persistantes, le SIVOM VKP durcit le ton et menace de verbaliser les contrevenants, alors que plusieurs secteurs comme Petit et Grand Atéou ou Oundjo manquent déjà d'eau.

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Le robinet ne coule plus pour certains habitants de la zone VKP, et ce n’est pas faute d’avoir été prévenus.
Deux semaines après le déclenchement de l’alerte, les autorités durcissent le ton face aux abus de quelques-uns.

Un comité réuni, un verdict sans appel

Le comité sécheresse de Voh-Koné-Pouembout s’est réuni ce vendredi 6 novembre au matin. Il a passé en revue la météo, l’état des cours d’eau et des nappes, les prélèvements agricoles et ceux destinés à l’eau potable, ainsi que les volumes consommés. La conclusion est sans surprise : le niveau général d’alerte déclenché le 22 octobre reste en vigueur.

Le SIVOM VKP Eaux et Déchets l’a annoncé dans la foulée. Rien n’indique une amélioration.

Concrètement, les arrêtés municipaux qui interdisent les usages non essentiels de l’eau restent en place. Arroser sa pelouse ou son jardin d’agrément est interdit. Laver sa voiture aussi. Même chose pour le nettoyage à grandes eaux des terrasses et des bâtiments, le remplissage des piscines et des fontaines, ou les jeux d’eau. L’interdiction vaut aussi pour les citernes et les cuves remplies dans le but de contourner ces règles.

Et le syndicat le rappelle sans détour : les contrevenants s’exposent à une verbalisation. La règle existe. Elle sera appliquée.

Quand une minorité met tout le monde en danger

C’est le cœur du problème, et le SIVOM ne prend pas de gants. Il constate que des consommations importantes persistent chez certains abonnés et dans certains secteurs. Malgré l’alerte. Malgré les arrêtés. Malgré les appels répétés.

Pendant ce temps, la grande majorité des réservoirs peine à se remplir. Les ressources sont exploitées à flux tendu, sans aucune marge.

Pour plusieurs secteurs, la crise est déjà là. À Petit et Grand Atéou, Bopope, Oundjo, Ouelis et Témala, les réservoirs ne se remplissent plus du tout. Le syndicat est clair : si l’on en est arrivé là, c’est notamment à cause de consommations importantes.

Il faut prendre la mesure de ce constat. Dans un territoire où l’eau est une ressource rare en cette saison et partagée entre tous, chaque litre gaspillé quelque part manque ailleurs. Le jardin arrosé en douce, la voiture rincée au tuyau, la cuve remplie « au cas où » finissent par vider le réservoir du voisin. Ce n’est ni une fatalité ni la faute du ciel. C’est une question de comportements.

Le civisme, dernière ligne de défense

Le SIVOM VKP fait appel, une fois de plus, à la responsabilité et au civisme de chacun. Le message tient en peu de mots : raisonner sa consommation, réparer ses fuites, fermer son compteur quand on ne s’en sert pas, la nuit ou pendant les heures de travail par exemple.

Ce sont des gestes simples, à la portée de tous, qui ne coûtent rien. Ils font pourtant la différence entre un réseau qui tient et un réseau qui s’effondre.

Le syndicat conclut son communiqué par une phrase qui résume l’enjeu : le maintien de l’accès à l’eau potable pour tous dépend de l’action de chacun. Il ne s’agit donc pas d’attendre une solution venue d’en haut ni de se poser en victime de la sécheresse. Chaque foyer a sa part de responsabilité.

Les règles sont posées, les sanctions sont prévues et les secteurs touchés sont connus. Il reste à chacun de les respecter, par discipline et par solidarité.

(Crédit photo : SIVOM VKP Eaux et Déchets)