Présidentielle : 60 % des Français favorables à une primaire de la droite et du centre, selon un sondage

Résumé IA
Selon un sondage Odoxa-Backbone pour Le Figaro publié jeudi 5 novembre, 60 % des Français sont favorables à une primaire de la droite et du centre pour la présidentielle de 2027, et 74 % parmi les sympathisants concernés. Bruno Retailleau recueille 62 % des préférences de ces sympathisants, devant Édouard Philippe (59 %) et Gabriel Attal (42 %).
Selon une enquête Odoxa-Backbone pour Le Figaro publiée jeudi 5 novembre, 60 % des Français souhaitent l'organisation d'une primaire de la droite et du centre en vue de la présidentielle de 2027, sans qu’aucune personnalité ne se détache nettement.
Gautier Cruchaudet 05/11/2026

Selon le sondage, les sympathisants de la droite et du centre préfèrent Bruno Retailleau au reste des candidats. NurPhoto via AFP / © Telmo Pinto /
Les Français plébiscitent l’organisation d’une primaire de la droite et du centre. Selon un sondage Odoxa-Backbone pour Le Figaro, 60 % des électeurs sont favorables à la tenue d’un scrutin pour un candidat commun en vue de l’élection présidentielle de 2027. Ce chiffre grimpe à 74 % pour les sympathisants des partis impliqués.
Dans le détail, 59 % des électeurs de la droite et du centre (hors Rassemblement national) estiment qu’une éventuelle primaire permettra de rassembler autour d’un candidat unique et, ce faisant, de le rendre plus fort, contre 49 % dans l’ensemble de la population. Une majorité loin d’être écrasante pour les partisans des formations concernées, reflétant ainsi les divisions des candidats autour de l’idée d’une élection interne.
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À ce sujet, il est intéressant de noter que les soutiens affichés d’Édouard Philippe sont les plus favorables à la tenue d’un scrutin interne (81 %) tandis que leur champion demeure obstinément fermé à toute primaire, et continue d’appeler au ralliement sous sa bannière. Cela, en dépit d’une dynamique en berne dans les sondages : selon une enquête Ifop pour LCI, le président d’Horizons est testé à 15 % en tant que candidat unique au centre, mais chute à 9,5 % dans l’hypothèse d’un maintien de Gabriel Attal, son rival du bloc central. Bien loin de Jean-Luc Mélenchon, testé entre 17,5 et 18 % en deuxième position... loin derrière Marine Le Pen (35 à 37 %).
Périmètres à définir
L’idée d’une primaire séduit donc une majorité d’électeurs, mais encore faut-il en déterminer les contours. Autrement dit, quel prétendant mérite « d’en être » ou, à l’inverse, n’a pas sa place dans la compétition. Ces derniers mois, nombre de figures de la droite et du centre ont mis leurs propositions sur la table. De Gabriel Attal à Bruno Retailleau, comme le préconise François Bayrou, ou de Gérald Darmanin à Sarah Knafo, selon les vœux de Laurent Wauquiez. 42 % des personnes interrogées se prononcent ainsi en faveur d’un périmètre allant de Renaissance jusqu’aux Républicains, intégrant Nouvelle Énergie et Horizons. Les hypothèses d’un rassemblement intégrant Raphaël Glucksmann (Place Publique) ou, à l’opposé, Éric Zemmour (Reconquête) sont les plus réprouvées.
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En sus, se pose la question de l’incarnation. Dans la perspective d’une primaire, les Français sont sensiblement autant à désirer une candidature d’Édouard Philippe (39 %), de Bruno Retailleau (35 %) ou de Gabriel Attal (34 %). Sarah Knafo (26 %) ou Éric Zemmour (19 %) sont plus loin. Même constat parmi les sympathisants de la droite et du centre, chez qui Bruno Retailleau (62 %) devance d’une courte tête Édouard Philippe (59 %) et plus largement Gabriel Attal (42 %).
Du reste, deux personnalités jouissent d’une dynamique en hausse : David Lisnard (+17 points chez les sympathisants de la droite et du centre) et l'ex-dirigeante de la BCE Christine Lagarde (49 % d’opinions favorables dans ce même camp, sans être candidate). Si l’union fait la force, elle n’est pas à l’ordre du jour dans un bloc central plus divisé que jamais.


