Je me suis réveillé… et l'avenir de la SLN inquiétait de nouveau ses salariés

Résumé IA
À la SLN, les salariés, via le syndicat SGTINC-CGC, redoutent une entrée d'investisseurs indiens dans le capital et réclament des explications à l'État, envisageant une mobilisation. Le séminaire régional sur le narcotrafic s'achève à Nouméa avec 130 représentants de douze pays du Pacifique.
Je me suis réveillé avec une nouvelle inquiétude pour l'industrie du nickel calédonien. À la SLN, les salariés redoutent une éventuelle entrée d'investisseurs indiens dans le capital de l'entreprise, alors que les discussions autour de l'avenir d'Eramet et du secteur minier se multiplient.
Le syndicat SGTINC-CGC a exprimé ses préoccupations face à une situation qu'il juge difficile à comprendre. D'un côté, l'État renforce sa participation dans Eramet et l'Union européenne signe un protocole d'accord avec la Nouvelle-Calédonie. De l'autre, des investisseurs indiens continuent de manifester leur intérêt pour la SLN.
Et les salariés rappellent les efforts déjà consentis. Les effectifs sont passés de 2 300 à environ 1 800 personnes, plusieurs plans sociaux ont été menés et des économies de 3 à 4 milliards de francs par an ont été engagées. Malgré cela, les équipes ont maintenu les fours et progressivement relancé l'activité minière.
Le syndicat réclame désormais des explications à l'État et envisage une mobilisation si les réponses ne viennent pas. Il estime qu'un retour à la rentabilité reste possible à l'horizon 2028, notamment grâce à une meilleure coopération entre les industriels du nickel et à une réduction des coûts énergétiques.
Pendant ce temps, le séminaire régional consacré à la lutte contre le narcotrafic s'est achevé à Nouméa. Pendant deux jours, 130 représentants de douze pays et territoires du Pacifique ont échangé sur les moyens de mieux surveiller les routes maritimes et de démanteler les réseaux criminels.
Les chiffres restent préoccupants : 17 tonnes de drogues, principalement de la cocaïne, ont été saisies dans le Pacifique au cours des cinq premiers mois de 2026. Les magistrats ont notamment insisté sur la nécessité de remonter jusqu'aux organisateurs et aux circuits financiers, plutôt que de se limiter aux exécutants.
Sur le front économique, une nouvelle plus encourageante nous vient de Koné. BlueScope Acier a inauguré l'extension de son usine, dans le cadre d'un investissement global de 690 millions de francs réparti entre ses installations du Nord et de Nouméa. Le site de Koné sera spécialisé dans la fabrication de kits d'habitat destinés aux marchés calédonien et régional.
Autre innovation, EEC a présenté un nouveau système de supervision de son réseau électrique, représentant un investissement d'environ 500 millions de francs. L'objectif est de réduire les temps de coupure, d'améliorer l'information des abonnés et de faciliter les interventions des techniciens grâce à des outils numériques.
Du côté de l'éducation, la situation de l'enseignement privé reste préoccupante. Nina Juillet, membre du gouvernement chargée de l'enseignement, a confirmé que l'aide exceptionnelle de 100 millions de francs ne suffirait pas à régler toutes les difficultés. Une réorganisation de la carte scolaire est envisagée, avec des fermetures et des regroupements d'établissements.
Mais une initiative mérite aussi d'être saluée. Au collège Gabriel-Païta, neuf parents ont reçu leur diplôme d'ambassadeur contre le harcèlement scolaire. Formés pour reconnaître les signaux d'alerte et accompagner les familles, ils serviront de relais entre les parents et l'établissement. Une expérimentation qui pourrait être étendue à d'autres collèges.
En refermant cette journée, je me suis dit que la Nouvelle-Calédonie avançait toujours entre inquiétudes et initiatives. D'un côté, des salariés du nickel qui demandent simplement à savoir de quoi demain sera fait. De l'autre, des entreprises qui investissent, des services qui se modernisent et des parents qui s'engagent pour protéger les enfants. La relance ne dépendra pas seulement des grandes décisions industrielles, mais aussi de toutes ces initiatives qui permettent au territoire de continuer à avancer.
Bref



