«En démocratie, on ne ferme pas les médias !» : le député Jérémie Patrier-Leitus prend la défense de CNews

Résumé IA
Le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus défend CNews et dénonce les appels à sa fermeture, notamment émanant de La France insoumise. Il alerte sur des « attaques répétées et souvent violentes contre les médias » et rappelle que le rôle des responsables politiques n'est pas de fermer des médias.
Le député Horizons dénonce les appels d’une partie de la gauche à la fermeture de CNews. Dans le climat de tensions actuel, il alerte sur les « attaques répétées et souvent violentes contre les médias publics comme privés ».
Baudoin Moucadel 02/11/2026

Image d'illustration. SIPA / © Stephane Lemouton
Jérémie Patrier-Leitus monte au créneau pour défendre la liberté de la presse. Ce lundi 2 novembre, le député Horizons et porte-parole du candidat à l’élection présidentielle Édouard Philippe a assené, sur le réseau social X : « En démocratie, on ne ferme pas les médias ! Les attaques répétées et souvent violentes contre les médias publics comme privés, contre les journalistes sont dangereuses, populistes et particulièrement préoccupantes. »
En cause : les appels à fermer la chaîne d’information en continu, relayés notamment par des élus de La France insoumise. « Pour les populistes, il y a les bons et les mauvais médias, les bons et les mauvais journalistes. Pour LFI, il faut fermer CNews et désormais boycotter TF1. Pour le RN, il faut fermer l’audiovisuel public ! », déplore le député. Et de marteler : « Le rôle des responsables politiques n’est pas de fermer des médias, d’appeler à leur censure, à leur boycott ou de placer des cibles dans le dos des journalistes. »
Pour Jérémie Patrier-Leitus, la responsabilité des élus est de « garantir le pluralisme de l’information et la liberté d’expression, le respect absolu des règles et des lois et le contrôle effectif de l’Arcom, qui doit prononcer des sanctions quand, par exemple, des propos intolérables sont tenus ou que le pluralisme politique n’est pas respecté. »
Ces derniers jours, des personnalités politiques de gauche ont invoqué l’attentat raciste survenu à Trappes pour s’en prendre à CNews, accusant la chaîne d’avoir « armé idéologiquement » l’auteur des faits – une accusation grave contre laquelle se sont élevés les journalistes du média. Le député LFI Thomas Portes a ainsi appelé à faire de « la fermeture de CNews une priorité », tandis que deux députés du groupe Écologiste et Social ont demandé à la présidente de l’Assemblée nationale de retirer les accréditations pour la chaîne télévisée. Une équipe de CNews a également été exclue, la semaine dernière, d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale. Une atteinte à la liberté de la presse qu'a dénoncée la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.


