Je me suis réveillé… et je me suis dit qu’il fallait remettre de l’ordre

Je me suis réveillé avec un constat qui revient trop souvent ces derniers temps : reconstruire un territoire ne consiste pas seulement à relancer l'économie. Il faut aussi retrouver le respect des règles et du vivre-ensemble.
À l'île des Pins, le maire Régis Vendégou ne cache plus son inquiétude. Vandalisme, vols, intrusions dans un collège, dégradations de commerces et même du domicile du secrétaire général de la commune… Les actes d'incivilité se multiplient. Son appel est clair : les parents, les familles et les autorités coutumières doivent reprendre leur rôle pour éviter que ces comportements ne deviennent une habitude.
Même inquiétude à Ouvéa. Après cinq mois de blocage de l'aérodrome, la journée « Ouvéa île morte » a mis en lumière le ras-le-bol d'une population qui voit son économie, son accès aux soins et sa vie quotidienne paralysés. Le maire Maurice Tilloy demande une sortie de crise, tandis que le député Nicolas Metzdorf appelle lui aussi à rétablir rapidement les liaisons aériennes avec les îles Loyauté. Un premier déplacement du nouveau président du gouvernement est d'ailleurs attendu cette semaine pour tenter d'apaiser les tensions.
Pendant ce temps, une autre image de la Nouvelle-Calédonie prenait son envol. Les 31 sapeurs-pompiers calédoniens sont arrivés en métropole pour renforcer les équipes mobilisées contre les incendies. Une mission historique pour ces femmes et ces hommes qui porteront les couleurs du territoire au nom de la solidarité nationale.
Du côté de Païta, les élèves du lycée Saint-Jean XXIII ont retrouvé les salles de classe dix jours après l'incendie criminel qui a détruit une partie de leur établissement. Enseignants, familles et personnels éducatifs se sont mobilisés pour permettre une reprise dans les meilleures conditions, avec un accompagnement psychologique proposé aux jeunes les plus marqués par cet événement.
L'actualité apportait aussi quelques notes plus positives. Au Mont-Dore, la commune renforce le dispositif « Click and Move » en ajoutant 5 000 francs supplémentaires aux aides destinées aux jeunes pour leurs activités sportives et culturelles. Une façon d'investir dans la jeunesse plutôt que de subir ses difficultés.
Enfin, la Chambre territoriale des comptes a publié un rapport sévère sur le groupe Nord Avenir. Elle pointe un modèle économique jugé fragile, un endettement important et appelle la Province Nord à revoir en profondeur le fonctionnement de cet outil de développement économique financé par des fonds publics.
Je me suis dit qu'un pays avance lorsqu'il sait faire preuve de solidarité. Mais il avance surtout lorsque chacun assume sa part de responsabilité. Les institutions peuvent agir, les élus peuvent décider… mais rien ne remplacera jamais l'engagement des familles, des citoyens et de tous ceux qui refusent de laisser le désordre devenir la norme.
Bref

