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Au delà du récif

Thomas Pesquet prépare son retour dans l’espace en 2027

20 septembre 2026 à 17:00
3 min de lecture
Thomas Pesquet prépare son retour dans l’espace en 2027

Résumé IA

Thomas Pesquet doit effectuer en 2027 sa troisième mission spatiale, un séjour de deux semaines à bord de la Station spatiale internationale, aux commandes d’un équipage européen comprenant notamment le Tchèque Aleš Svoboda et le Grec Adrianos Golemis. L’astronaute français s’entraîne aux expériences du Centre spatial de Toulouse et du Cadmos, dans le cadre de la mission Vast-PAM-1.

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Thomas Pesquet prépare sa troisième mission spatiale, un séjour de deux semaines à bord de la Station spatiale internationale prévu en 2027.
Aux commandes d’un équipage comprenant trois Européens, l’astronaute français devra conjuguer recherche scientifique et accompagnement de ses coéquipiers.

Deux semaines sur l’ISS pour une mission intense

Après Proxima en 2016-2017 et Alpha en 2021, Thomas Pesquet s’apprête à retrouver l’ISS. Son troisième voyage prendra toutefois une forme différente : environ quinze jours en orbite, contre plus de six mois lors de ses précédentes missions.

Baptisée Vast-PAM-1, cette mission s’inscrit dans le programme de missions privées d’astronautes de la NASA, avec l’entreprise américaine Vast. Interrogé sur RTL, le Français décrit « une mission un peu commando, un peu sprint ».

Ce calendrier impose une préparation particulièrement rigoureuse. Sur un séjour aussi court, l’équipage devra être rapidement opérationnel pour réaliser son programme scientifique tout en s’adaptant à la vie en micropesanteur.

Un commandant expérimenté pour accompagner les nouveaux venus

Thomas Pesquet doit prendre le commandement de la mission aux côtés du Tchèque Aleš Svoboda et du Grec Adrianos Golemis. Un quatrième membre doit encore être annoncé, selon les informations rapportées dans son entretien à RTL.

Pour la première fois, trois astronautes de l’Union européenne doivent ainsi voler au sein d’un même équipage. Le Français aura notamment pour responsabilité d’accompagner des coéquipiers qui découvriront l’espace.

Son expérience sera déterminante : organisation du travail, adaptation aux conditions de vol et coordination des activités devront être maîtrisées dès les premiers jours.

Toulouse au cœur de la préparation scientifique

L’entraînement prévoit plusieurs étapes aux États-Unis et en Europe. Les équipes de Vast, de SpaceX et de la NASA doivent assurer des formations théoriques et pratiques, avant l’évaluation de l’aptitude de l’équipage par l’instance compétente de l’ISS. En France, le Centre spatial de Toulouse occupera une place importante. Thomas Pesquet s’y préparera aux expériences développées au Cadmos, la structure du CNES chargée des recherches en micropesanteur. Des sessions sont également prévues au Centre des astronautes européens de Cologne, en Allemagne.

Physiologie, neurosciences, santé et physique des matériaux figurent au programme. L’astronaute utilisera notamment des instruments déjà présents dans la station, parmi lesquels PhysioTool, EchoFinder et MultISS. Des activités éducatives compléteront ce travail, dans la continuité des expériences proposées aux élèves lors des précédentes missions françaises.

Arnaud Prost prépare une autre première pour la France

L’année 2027 doit également marquer le premier vol spatial d’Arnaud Prost. Sa destination sera différente : l’astronaute français doit participer à la première mission habitée vers Haven-1, la station privée développée par Vast. Il y exercera les fonctions d’ingénieur d’essai en vol, avec pour objectif de tester cette nouvelle infrastructure et de contribuer à sa qualification. Il doit aussi mener une expérience consacrée au risque d’accident de décompression dans l’espace.

Ces deux missions illustrent la diversification des vols habités : poursuivre la recherche à bord de l’ISS tout en préparant l’arrivée de nouvelles stations orbitales.

Le public invité à nommer les deux missions

Le CNES propose également au public de choisir un nom pour chacune des missions. Le concours s’adresse aux résidents de l’Union européenne et de la Suisse, avec des candidatures individuelles ou collectives. L’agence recommande des propositions courtes, faciles à retenir et à prononcer en français comme en anglais. À la clé pour les gagnants : une rencontre avec l’astronaute concerné. Une manière d’associer le public à cette nouvelle étape de l’aventure spatiale française.