12 heures pour tout sécuriser

Résumé IA
À l’approche de la saison cyclonique, EEC organise un exercice grandeur nature ce jeudi 17 septembre au siège de PK4, simulant le cyclone « Bertho 2026 ». Quelque 130 collaborateurs et partenaires testent le plan cyclone, incluant le nouvel outil ADMS, avec l’objectif de sécuriser 100 % des réseaux en douze heures.
Pas de place pour l'improvisation quand le ciel se charge au-dessus du Caillou.
À quelques semaines de la saison cyclonique, EEC a choisi le travail, la méthode et l'entraînement plutôt que l'attente.
Vingt ans de préparation, pas une année de relâche
Il n'y a pas eu de vent à 200 km/h. Pas de pluie diluvienne ni de poteaux couchés. Et pourtant, ce jeudi 17 septembre, au siège d'EEC à PK4, tout le monde a travaillé comme si le pire était déjà là.
Le cyclone s'appelait « Bertho 2026 ». Il n'existait que sur le papier.
C'est précisément là tout l'intérêt.
Chaque année, à l'approche de la saison cyclonique, l'entreprise active son plan cyclone pour tester son organisation dans des conditions aussi proches que possible du réel. Les services d'EEC et ses partenaires ont simulé les trois temps d'un phénomène : l'avant, le pendant et l'après.
Un seul cap : protéger les habitants et assurer la continuité du service.
On entend souvent que tout se joue le jour J. C'est faux. Tout se joue bien avant.
EEC le sait. Depuis 2006, l'entreprise organise chaque année un exercice cyclone grandeur nature. Vingt ans d'une discipline qui ne fait pas la une, mais qui compte quand la nuit tombe et que le courant saute.
Fort de ces plus de 20 ans d'expérience, le Plan cyclone EEC s'est construit comme un dispositif structuré, évolutif et collaboratif. Il repose sur une chose simple et trop souvent oubliée : l'expertise et l'engagement des collaborateurs.
Pas de grands discours. Des procédures qu'on améliore, des équipes qu'on coordonne, des enseignements qu'on tire année après année pour adapter l'organisation face aux risques climatiques.
C'est une culture de la responsabilité. Celle qui consiste à se préparer plutôt qu'à se plaindre après coup.
Du Centre de coordination au terrain : la chaîne complète
L'exercice a déroulé toute la mécanique d'une crise.
Première étape : l'activation du Centre de Coordination des Opérations (CCO). Puis l'organisation des équipes de terrain, chargées de visiter les réseaux, de gérer les incidents et de réalimenter progressivement les clients.
Derrière, tout un appareil se met en mouvement. Des cellules opérationnelles, techniques, logistiques et de communication, réparties sur l'ensemble des concessions exploitées par EEC.
Au total, 130 collaborateurs et collaboratrices ont participé à cette édition.
Et ils n'étaient pas seuls.
EEC avait convié les communes concédantes, la Direction de la Sécurité Civile et de la Gestion des Risques, l'OPT et la CDE. L'objectif était d'échanger sur les bonnes pratiques et de renforcer la coopération entre tous ceux qui seront appelés à intervenir le jour où la crise sera bien réelle.
Car un cyclone ne frappe pas un seul opérateur. Il frappe un territoire entier. La réponse doit l'être aussi.
L'édition 2026 avait une particularité. Elle a permis de tester le nouvel outil de supervision des réseaux électriques, l'ADMS (Advanced Distribution Management System), mis en service en début d'année.
Sa mission : renforcer les capacités de pilotage, de coordination et de suivi du réseau électrique en situation dégradée. Autrement dit, voir plus clair quand tout devient confus.
Douze heures pour tout sécuriser
Comme lors d'un événement réel, la priorité est de réagir vite et bien après le passage du cyclone.
Sécuriser les ouvrages. Protéger les personnes. Évaluer les dégâts. Puis réalimenter les clients, progressivement, dans le respect des priorités définies par le Plan cyclone.
Ce plan fixe un objectif sans ambiguïté : visiter et mettre en sécurité 100 % des réseaux dans les douze premières heures suivant la reprise des interventions.
Douze heures. Pour l'ensemble des réseaux. Un objectif chiffré, assumé, qui oblige.
On aimerait voir cette exigence de résultat partout.
Le lendemain, vendredi 18 septembre, un retour d'expérience a été conduit avec les équipes. Les points forts du dispositif ont été identifiés, les axes d'amélioration aussi, en vue de la prochaine saison cyclonique.
C'est le principe même de l'amélioration continue : on ne se félicite pas, on corrige.
Cette démarche permet de maintenir un haut niveau de préparation au bénéfice des communes concédantes, des services essentiels et de l'ensemble des Calédoniens.
Bertho n'a rien cassé. C'était le but. Le jour où un vrai cyclone approchera, les équipes d'EEC auront déjà fait le chemin.
(Crédit photo : EEC ENGIE)


