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Le Débrief

Je me suis réveillé… et la Calédonie essayait de revenir à la normale

21 septembre 2026 à 06:00
2 min de lecture
Je me suis réveillé… et la Calédonie essayait de revenir à la normale

Résumé IA

Deux ans après les émeutes, la gendarmerie de Nouvelle-Calédonie annonce un retour au droit commun, avec huit escadrons de gendarmes mobiles désormais jugés suffisants par le général Haouchine. Ce dernier priorise le renforcement des gendarmes territoriaux face à une délinquance toujours élevée.

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Je me suis réveillé et, après deux années où le mot « sécurité » rimait surtout avec barrages, blindés et escadrons de mobiles, la gendarmerie parlait désormais de retour au droit commun.

Le général Haouchine, commandant de la gendarmerie en Nouvelle-Calédonie, estime que les moyens disponibles sont aujourd’hui suffisants pour faire face à un éventuel trouble majeur. Après les émeutes, jusqu’à 20 escadrons de gendarmes mobiles avaient été déployés. Ils sont désormais huit, soit environ 600 hommes, et le général assure que la capacité de rétablissement de l’ordre reste suffisante. Sa priorité est ailleurs : davantage de gendarmes territoriaux capables d’enquêter, d’être présents quotidiennement et de lutter contre la délinquance ordinaire.

Car cette délinquance reste élevée. Selon les chiffres avancés par le général, les violences intrafamiliales sont 75 % supérieures au ratio métropolitain et les atteintes aux biens environ deux fois plus importantes. Cambriolages, vols de voitures, addictions : il estime néanmoins que les tendances s’améliorent depuis plusieurs mois. À Saint-Louis, la surveillance reste renforcée et, pour le 24 septembre, tous les gendarmes seront mobilisés, même si leur commandant affirme ne pas avoir d’inquiétude particulière à ce stade.

Et pendant qu’on parlait sécurité, la Calédonie se souvenait aussi de son histoire. Il y a 86 ans, le 19 septembre 1940, elle se ralliait à la France libre. Une fresque consacrée aux volontaires du Bataillon du Pacifique a été inaugurée à Nouméa avant une prise d’armes au quai Ferry, là même d’où le bataillon était parti en mai 1941.

Au Mont-Dore, changement complet d’ambiance : plus de 10 000 personnes ont participé au premier carnaval de la commune. Vingt-et-un groupes, 900 carnavaliers, 15 chars et des parkings tellement pleins qu’il a fallu ajouter des bus. Pour une ville particulièrement éprouvée depuis 2024, voir autant de monde simplement réuni pour faire la fête avait forcément quelque chose de particulier.

En refermant cette journée, je me suis dit que revenir à la normale, ce n’est peut-être pas oublier ce qui s’est passé. C’est pouvoir à nouveau assurer la sécurité, se souvenir ensemble, faire la fête à 10 000… et recommencer simplement à vivre.

Bref