Je me suis réveillé… et l’État venait de retirer une épine du pied de PRNC

Résumé IA
L’État accorde un nouveau prêt à PRNC, dont le montant reste inconnu, pour financer l’approvisionnement en soufre de l’usine, l’une des deux conditions posées par le consortium émirati NBM. Par ailleurs, Brieuc Frogier est élu président de l’ADANC, prônant des tarifs abordables pour Aircalin. La vente d’alcool est interdite sur tout le territoire du 18 au 24 septembre, et Maré attend toujours des vols.
Je me suis réveillé et, dans le feuilleton PRNC, une porte que l’on croyait en train de se refermer venait peut-être de se rouvrir un peu.
Quelques jours après le courrier de NBM annonçant qu’il ne présenterait pas de nouvelle offre de reprise dans les conditions actuelles, l’État a décidé d’accorder un nouveau prêt à PRNC. Son montant n’est pas encore connu, mais il doit notamment financer l’approvisionnement en soufre de l’usine, dont le prix a fortement augmenté dans le contexte international. Or cette flambée du soufre constituait précisément l’un des deux obstacles avancés par le consortium émirati.
Il en reste donc un : la possibilité pour NBM de faire venir temporairement des sous-traitants chinois afin de transférer leurs compétences aux équipes calédoniennes. Brieuc Frogier résume finalement assez bien la situation : sur les deux conditions posées, celle du soufre vient d’obtenir une réponse. Pour la seconde, le dossier est désormais entre les mains d’Emmanuel Macron. Et derrière, il y a toujours l’avenir d’une usine, de ses salariés et de toute une chaîne de sous-traitants.
Brieuc Frogier faisait d’ailleurs l’actualité pour une autre raison : il vient d’être élu à l’unanimité président de l’ADANC. Sa priorité affichée pour Aircalin : davantage de fiabilité et surtout des tarifs permettant aux Calédoniens de voyager à des prix acceptables. Il confirme aussi son soutien au maintien de la ligne vers Paris et compte sur l’arrivée du troisième gros-porteur, l’A350, pour stabiliser le réseau.
Dans les îles, justement, le dialogue reprenait. Les collectifs coutumiers de Lifou, Ouvéa et Maré étaient reçus par Milakulo Tukumuli. Les avions sont revenus à Lifou et Ouvéa, même si la reprise reste contestée à Iaai. Maré, en revanche, attend toujours : aucun avion n’y a atterri depuis le 2 mars, et des habitants réclament au minimum un service aérien pour les besoins sanitaires.
Et puis une mesure qui va rapidement se voir dans les commerces : la vente d’alcool sera interdite sur tout le territoire du 18 au 24 septembre inclus, sur décision du haut-commissariat. Les bars et restaurants pourront néanmoins continuer à servir sur place.
En refermant cette journée, je me suis dit que pour PRNC, rien n’était encore gagné. Mais après des semaines à regarder les portes se fermer une à une, en voir une se rouvrir méritait déjà qu’on s’y attarde.
Bref


