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Au delà du récif

Taïwan : Tuvalu réclame une « place à la table » pour Taipei sur la scène internationale

17 septembre 2026 à 15:00
3 min de lecture
Taïwan : Tuvalu réclame une « place à la table » pour Taipei sur la scène internationale

Résumé IA

En visite officielle à Taipei, le ministre tuvaluan des Affaires étrangères Paulson Panapa plaide pour une « place à la table » de Taïwan dans les instances internationales, saluant son expertise en santé, numérique et gestion des catastrophes.

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Tuvalu réaffirme son soutien diplomatique à Taïwan. En visite officielle à Taipei, le ministre tuvaluan des Affaires étrangères Paulson Panapa estime que l’île mérite une véritable place dans les instances internationales, notamment grâce à son expertise dans la santé, le numérique et la gestion des catastrophes.

Dans le Pacifique, Tuvalu reste l’un des soutiens diplomatiques les plus constants de Taïwan. Reçu le 15 septembre par le président taïwanais Lai Ching-te à Taipei, le ministre des Affaires étrangères, du Travail et du Commerce de Tuvalu, Paulson Panapa, a une nouvelle fois plaidé pour une participation accrue de Taïwan aux organisations internationales.

« Taïwan mérite une place à la table »

Pour le responsable tuvaluan, les compétences développées par Taïwan dépassent largement le cadre de ses relations diplomatiques.

Paulson Panapa a notamment mis en avant son expertise dans la santé, l’innovation numérique et la réponse aux catastrophes naturelles, estimant que ces compétences pouvaient bénéficier à l’ensemble de la communauté internationale.

Selon lui, cette contribution justifie que Taïwan dispose d’une « place à la table » dans les enceintes internationales. Tuvalu entend donc continuer à défendre sa participation sur la scène mondiale.

Cette position intervient alors que Taipei cherche depuis plusieurs années à accroître sa présence dans différentes organisations internationales, malgré son exclusion de nombreuses institutions liées aux Nations unies.

Une alliance historique dans le Pacifique

Les relations diplomatiques entre Taïwan et Tuvalu approchent désormais les 47 ans.

Lai Ching-te a rappelé que les deux partenaires avaient développé des programmes communs dans plusieurs secteurs : transformation numérique, résilience des réseaux électriques, adaptation au changement climatique ou encore aquaculture.

Cette coopération s’est encore renforcée en novembre 2025 avec la signature du traité Kaitasi, conclu lors de la visite à Taipei du Premier ministre tuvaluan Feleti Teo.

Ce traité établit un cadre renforcé de coopération entre les deux pays, notamment dans les domaines économique, sanitaire et alimentaire. Plusieurs accords concernant la pêche et le sport avaient également été signés à cette occasion.

Tuvalu défend Taïwan dans les organisations internationales

L’enjeu dépasse désormais les seules relations bilatérales.

Le président taïwanais a notamment remercié Tuvalu pour avoir soutenu cette année la participation de Taïwan à l’Assemblée mondiale de la santé et au Forum des îles du Pacifique. Taipei espère désormais obtenir le même soutien lors de la COP31 prévue en novembre.

Lors de la signature du traité Kaitasi en 2025, le Premier ministre Feleti Teo avait déjà défendu publiquement la participation internationale de Taïwan, notamment devant l’Assemblée générale des Nations unies et au sein du Forum des îles du Pacifique.

Le Pacifique, terrain de compétition diplomatique

Le soutien de Tuvalu revêt une importance particulière dans une région devenue un espace majeur de compétition diplomatique entre Pékin et Taipei.

La Chine considère Taïwan comme faisant partie de son territoire et s'oppose aux relations diplomatiques officielles entretenues par Taipei avec d'autres États. De son côté, Taïwan conserve un nombre limité d’alliés diplomatiques dans le monde, dont Tuvalu, les Palaos et les Îles Marshall dans le Pacifique.

Dans ce contexte, chaque prise de position au sein des institutions régionales compte. Pour Taipei, conserver le soutien de ses partenaires océaniens lui permet de maintenir une voix diplomatique dans une région désormais au cœur des équilibres stratégiques de l’Indo-Pacifique.