Prony Resources : l’État accorde un nouveau soutien financier pour maintenir l’usine en activité

Résumé IA
L’État annonce un nouveau soutien financier sous forme de prêt à Prony Resources New Caledonia (PRNC) pour garantir la continuité de l’activité du complexe, face à la hausse du prix du soufre. Aucune offre ferme de reprise n’est maintenue, New Battery Metals ayant suspendu sa démarche. Paris reste mobilisé pour trouver une solution pérenne.
Face à la flambée du prix du soufre et aux incertitudes qui entourent la reprise de Prony Resources, l’État annonce un nouveau soutien financier à l’usine du Sud.
Un prêt supplémentaire doit permettre de soutenir la trésorerie de PRNC et de sécuriser ses approvisionnements, le temps de trouver une solution industrielle durable.
Un nouveau prêt pour assurer la continuité de l’activité
Dans un communiqué publié à Paris le 16 septembre, l’État annonce avoir décidé « l’octroi d’un soutien financier supplémentaire » à Prony Resources New Caledonia (PRNC).
Cette aide prendra la forme d’un prêt destiné à soutenir la trésorerie de l’entreprise, dans la continuité des dispositifs d’accompagnement engagés depuis 2021.
L’objectif immédiat est clair : permettre la poursuite de l’activité du complexe industriel alors que PRNC évolue dans un environnement économique particulièrement tendu.
Le montant de ce nouveau prêt n’est pas précisé dans le communiqué.
Le prix du soufre pèse lourdement sur Prony Resources
L’État pointe directement la forte augmentation du prix du soufre, un intrant indispensable au procédé industriel de l’usine du Sud. Paris relie cette hausse aux tensions internationales et au conflit en Iran.
Une partie du prêt doit donc permettre à PRNC de financer ses approvisionnements en soufre et d’absorber cette augmentation des coûts.
Ce problème avait déjà été identifié par New Battery Metals (NBM). Dans son courrier adressé au CIRI le 10 septembre, le candidat à la reprise expliquait ne plus être en mesure de présenter une nouvelle offre dans les conditions économiques actuelles, tout en précisant qu’il ne s’agissait pas d’un retrait définitif.
Aucune offre ferme de reprise à ce stade
Le communiqué gouvernemental confirme également un point essentiel : aucune offre ferme de reprise de PRNC n’est actuellement maintenue.
NBM, jusqu’ici seul candidat engagé dans le processus, a suspendu sa démarche en mettant notamment en avant le coût du soufre ainsi que plusieurs difficultés liées au montage technique du projet.
La porte n’est toutefois pas totalement fermée. Le groupe avait indiqué rester disposé à réexaminer sa position si les principaux obstacles identifiés trouvaient une solution.
L’État veut préserver l’usine en attendant une solution durable
Pour Paris, l’enjeu consiste désormais à éviter une rupture d’activité pendant que les discussions autour de l’avenir industriel du site se poursuivent.
L’État affirme rester « pleinement mobilisé » pour accompagner la reprise de PRNC et rechercher « une solution pérenne et crédible pour le site, ses salariés et son environnement ».
Ce nouveau financement apporte donc avant tout du temps et de la trésorerie à l’usine du Sud. Il ne règle pas encore la question centrale : celle du futur actionnaire et du modèle économique capable d’assurer durablement l’avenir de Prony Resources.




