Plus une bouteille en vente dès vendredi

Résumé IA
Le haut-commissaire Jacques Billant a signé un arrêté interdisant la vente d'alcool sur tout le territoire de la Nouvelle-Calédonie du 18 au 24 septembre. La mesure vise à prévenir les risques de troubles, notamment autour de la journée de la citoyenneté du 24.
Une semaine sans alcool en rayon, partout sur le Caillou. Voici ce que cela change, concrètement, pour vous.
Sept jours sans acheter d'alcool
C'est officiel depuis le 16 septembre. Le haut-commissaire de la République, Jacques Billant, a signé un arrêté qui interdit la vente d'alcool sur tout le territoire de la Nouvelle-Calédonie.
La mesure démarre le vendredi 18 septembre à 6 heures et court jusqu'au jeudi 24 septembre inclus.
Pour la plupart des Calédoniens, la traduction est simple : pas de bière, de vin ou de spiritueux dans le caddie pendant une semaine. Les supermarchés, les épiceries et les magasins ne pourront plus en vendre. Jusqu'au vendredi matin, en revanche, rien ne change.
Autre interdiction à retenir : boire dans la rue. La consommation d'alcool sur la voie publique est proscrite sur la même période, à Nouméa comme en brousse ou dans les îles.
Pourquoi l'État serre la vis
Il n'y a pas de mystère. L'arrêté donne ses raisons, et elles parlent à tout le monde.
D'abord, les routes. Les morts se sont accumulés ces dernières semaines. Le texte cite deux accidents mortels, à Bourail le 15 août et à Houaïlou le 13 septembre. Deux drames de trop.
Ensuite, le calendrier. Le 24 septembre, journée de la citoyenneté, reste une date sensible en Nouvelle-Calédonie. L'État estime qu'elle peut entraîner des troubles, et il préfère ne pas attendre de les constater pour agir.
Enfin, le Mont-Dore aura un samedi chargé. Le 19 septembre, des cérémonies de commémoration de deuils sont prévues à la tribu de Saint-Louis. Le même jour, un carnaval est organisé sur la commune. Beaucoup de monde, beaucoup d'émotion au même endroit.
Rixes, attroupements, fêtes nocturnes qui empêchent les voisins de dormir : l'arrêté les nomme clairement. Le rôle du représentant de l'État est de les prévenir.
On peut discuter la méthode. Mais sur le fond, la logique tient : mieux vaut une semaine de contrainte qu'un drame de plus. Protéger d'abord, c'est exactement ce qu'on attend d'un État qui assume ses responsabilités.
Bars, aéroport, recours : ce qui reste possible
L'interdiction ne ferme pas tout.
Vous pourrez toujours boire un verre dans un bar ou un établissement autorisé, à condition de le consommer sur place. Impossible, en revanche, de repartir avec une bouteille.
Les voyageurs gardent aussi une porte ouverte. Les boutiques hors taxes de l'aéroport de La Tontouta peuvent continuer à vendre à emporter, mais seulement aux heures des vols internationaux.
Sur le terrain, ce sont la gendarmerie, la police nationale et les maires qui feront appliquer la mesure. L'arrêté sera affiché dans les mairies.
Et pour ceux qui jugent la décision injustifiée, le recours existe. Il est possible de saisir le tribunal administratif de la Nouvelle-Calédonie, y compris en ligne sur Télérecours.
Une semaine, ce n'est pas la mer à boire. Si elle permet d'éviter un accident ou une soirée qui dégénère, le calcul est vite fait.
(Crédit photo : Haut-Commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie)



