Haine anti-chrétiens : des propos tenus lors de l’université d’été de LFI font l'objet d'une plainte

L’Agrif annonce porter plainte contre La France insoumise. L’association dénonce des propos tenus contre le christianisme lors des « AMFIS 2025 » et estime qu’ils pourraient constituer une injure publique aggravée envers les chrétiens.
Quentin Gérard 04/08/2026

Le logo de la France insoumise. AFP / © Miguel Medina
Des propos tenus lors de l’université d’été de La France insoumise de 2025 prennent une tournure judiciaire. L’Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne (Agrif) annonce saisir la justice après une intervention visant directement le christianisme, rapporte Valeurs actuelles. Elle estime que cette séquence illustre une différence de traitement entre les religions dans le débat public.
La scène s’est déroulée lors d’une table ronde des « AMFIS 2025 », consacrée aux « visages internationaux de l’extrême droite » et animée par le député Raphaël Arnault. Au cours des échanges, un participant a déclaré : « Le pire fléau aujourd’hui, c’est le christianisme. Ce sont les chrétiens qui sont les plus puissants et qui mènent la politique la plus inhumaine qui soit. »
L’Agrif reproche notamment aux participants de ne pas avoir réagi à ces propos. Alors que la discussion s’est poursuivie autour des discriminations visant les musulmans et de la défense de la tolérance religieuse, aucune réponse n’a, selon l’association, été apportée à cette mise en cause du christianisme.
Pour l’association, ces déclarations pourraient constituer une « injure publique aggravée envers les chrétiens, en raison de leur appartenance à la religion chrétienne ». L’Agrif y voit également un exemple du deux poids, deux mesures qu’elle dénonce régulièrement lorsqu’il est question de racisme, de discrimination ou de liberté religieuse.
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Cette plainte intervient après l’action menée par l’Agrif dans l’affaire de Crépol, où la justice a retenu le caractère raciste anti-Blancs et anti-Français des faits. L’association entend désormais faire examiner par les tribunaux la question des propos visant les chrétiens.

