Cyclones, incendies : êtes-vous vraiment prêts ?

Le cyclone ne prévient pas. L'incendie non plus. En Nouvelle-Calédonie, le gouvernement rappelle une évidence trop souvent oubliée : la sécurité est l'affaire de tous.
La Nouvelle-Calédonie face aux risques : le gouvernement sonne la mobilisation générale
Cyclones, tsunamis, feux de forêt, risques technologiques : la Nouvelle-Calédonie vit en première ligne face aux aléas naturels, et chacun sait ici que la question n'est jamais de savoir si la prochaine crise surviendra, mais quand. C'est dans cet esprit de lucidité et de responsabilité que le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, à travers le service de la culture du risque et de la résilience (SCRR) de la direction de la Sécurité civile et de la gestion des risques (DSCGR), lance un appel à participation dans le cadre de la Journée nationale de la résilience (JNR) 2026.
Le message est clair et sans détour : face aux risques naturels et technologiques, chacun a un rôle à jouer. Pas de fatalisme, pas de posture victimaire, mais une culture de l'anticipation et du sang-froid. La JNR a pour objectif de mieux informer les citoyens, de faire connaître les dispositifs d'alerte et de transmettre les bons réflexes pour se protéger et protéger les autres. Une philosophie de l'action qui repose sur un principe simple : un citoyen préparé vaut mieux qu'un citoyen assisté.
Cette journée est également l'occasion de mettre à l'honneur ceux qui, loin des projecteurs, œuvrent chaque jour pour la sécurité du territoire : collectivités, établissements scolaires, associations, institutions, entreprises et services de secours. Des acteurs de terrain dont l'engagement quotidien constitue la véritable colonne vertébrale de la résilience calédonienne. Au niveau national, l'édition 2026 de la JNR s'étendra tout au long de l'année, avec un point d'orgue fixé au 13 octobre. La Nouvelle-Calédonie, elle, a choisi de marquer l'événement à sa manière, avec un rendez-vous fédérateur programmé quatre jours plus tard.
Un Village de la résilience le 17 octobre à Nouméa : candidatures ouvertes jusqu'au 30 août
Le temps fort de cette mobilisation calédonienne prendra la forme d'un Village de la résilience, organisé le samedi 17 octobre 2026, de 9 h à 16 h, au Centre d'intervention et de soutien spécialisé Sud (CISS Sud), situé au 15, rue Edmond-Harbulot à Nouméa. Un lieu symbolique, cœur battant de la sécurité civile dans le Grand Nouméa, qui ouvrira ses portes au grand public pour une journée entière consacrée à la prévention et à la préparation aux risques majeurs.
Organisée par le gouvernement, cette journée se veut avant tout un événement fédérateur, rassemblant collectivités, établissements publics, associations, établissements scolaires, entreprises, services de secours, experts et médias. Toutes les structures souhaitant promouvoir la prévention et la résilience des populations sont invitées à y prendre part. Concrètement, les candidats peuvent proposer des animations destinées au grand public : stands, ateliers, démonstrations, exercices pratiques, conférences ou expositions, en lien avec la prévention des risques et la sécurité civile.
Attention toutefois au calendrier : la date limite de candidature est fixée au 30 août 2026. Les projets feront l'objet d'une étude par la DSCGR afin de garantir la complémentarité des animations proposées. Une exigence de sérieux qui tranche avec l'improvisation : ici, pas de place pour l'à-peu-près quand il s'agit de la sécurité des Calédoniens.
Des actions sur tout le territoire : la résilience ne s'arrête pas aux portes de Nouméa
Deuxième volet du dispositif, et non des moindres : le gouvernement invite l'ensemble des acteurs du territoire à organiser leurs propres actions de sensibilisation, à la date et sur le lieu de leur choix, partout en Nouvelle-Calédonie, jusqu'au 17 octobre 2026. Une manière d'affirmer que la culture du risque ne saurait être l'apanage de la capitale : de la Brousse aux Îles, chaque commune, chaque tribu, chaque village a vocation à s'approprier cette dynamique.
Collectivités, établissements scolaires, associations, institutions, entreprises ou partenaires peuvent ainsi proposer expositions, conférences, ateliers pédagogiques, démonstrations, visites, interventions scolaires ou campagnes d'information, toute initiative contribuant au développement de la culture du risque étant la bienvenue. Pour ce second volet, la date limite de candidature est fixée au 30 septembre 2026, laissant aux porteurs de projets un délai supplémentaire pour structurer leur démarche.
Derrière cet appel à participation se dessine une vision : celle d'un territoire qui refuse la passivité face aux éléments et qui mise sur la responsabilité individuelle et collective. Dans un contexte où la Nouvelle-Calédonie a durement éprouvé, ces dernières années, sa capacité à encaisser les chocs qu'ils soient naturels, économiques ou sociaux, cette initiative rappelle que la résilience n'est pas un slogan mais une discipline. Elle s'apprend, se transmet et se cultive. Les Calédoniens qui souhaitent faire vivre cette Journée nationale de la résilience ont désormais toutes les cartes en main. À eux de jouer, dès maintenant.
(Crédit photo : Sécurité civile NC)
Les structures intéressées doivent transmettre leur candidature à l'adresse dscgr.resilience@gouv.nc, des renseignements pouvant être obtenus au 20 77 09.
