Je me suis réveillé, une claquette avait volé à 38 mètres

Je me réveille dimanche matin.
Et je découvre que samedi était déjà bien chargé.
À La Conception, il pleuvait.
Mais les pèlerins étaient là.
Ils ont marché.
Ils ont prié.
Ils ont célébré l’Assomption.
Le diocèse a renouvelé sa consécration à l’Immaculée Conception.
Moi, pendant ce temps, je dormais.
Eux avaient déjà trouvé le chemin.
Ensuite, direction Bourail.
La 48e Foire de Bourail a attiré du monde malgré le ciel couvert.
Du bûcheronnage.
Du rodéo.
Des animations.
Et surtout…
Le lancer de claquettes.
Oui.
Le lancer de claquettes.
Quelqu’un a envoyé la sienne à 38 mètres 30.
Le record masculin est à 60 mètres.
Je ne sais pas ce qui est le plus impressionnant.
La distance.
Ou le fait qu’on ait réussi à faire une compétition avec une claquette.
Pendant ce temps, Aircalin a encore reporté ses vols vers Paris.
L’avion est toujours immobilisé pour maintenance.
Les passagers devraient être reprogrammés via Singapour.
Paris-Singapour-Paris.
Simple.
Enfin, pas vraiment.
Samedi, un capitaine de porte-conteneurs a aussi dû être évacué médicalement.
Le navire était à environ 200 milles nautiques de la Grande Terre.
Un Puma.
Une équipe médicale.
Un hélitreuillage.
Et trois heures d’opération.
Direction le Médipôle.
Heureusement, il a pu être pris en charge.
Et puis il y a une bonne nouvelle.
Les Cacaos du Pacifique deviennent la première entreprise calédonienne certifiée B Corp.
90,5 points.
Un an et demi de travail.
Des partenaires dans plusieurs pays du Pacifique.
Et une reconnaissance internationale.
Pendant que certains comptent les problèmes, d’autres comptent les points.
En métropole, le Conseil constitutionnel a validé l’essentiel de la loi d’urgence agricole.
Certains pesticides pourront être réintroduits.
Les agriculteurs applaudissent.
Les opposants beaucoup moins.
Puis les Sages ont censuré l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans.
Trop générale.
Atteinte disproportionnée aux libertés.
Et obligation de vérifier l’âge.
Même pour les adultes.
Résultat :
on recommence.
Sébastien Lecornu devra préparer un nouveau texte.
Les téléphones portables dans les lycées, eux, devraient toujours être interdits à partir du 1er septembre.
Parce qu’un téléphone dans une poche, ça passe.
Mais sur une table, apparemment, c’est une autre histoire.
Autre décision.
La loi sur l’aide à mourir a été jugée conforme à la Constitution.
Avec plusieurs réserves.
Et pendant ce temps, les incendies continuent.
La sécheresse aussi.
Dans les Landes, 1 300 hectares ont brûlé.
Emmanuel Macron doit se rendre lundi auprès des pompiers et des élus.
Samedi, lui, était encore à Brégançon.
Course à pied.
Jet-ski.
Réunions.
Et apparemment beaucoup de travail.
Tellement qu’un proche aurait dû lui rappeler qu’il faudra bien partir un jour.
À l’étranger, la frontière autour de Ceuta est sous haute surveillance.
Des milliers de policiers.
Des barrages.
Des contrôles.
Les autorités marocaines veulent éviter une nouvelle tentative de passage massif.
Pendant ce temps, en Nouvelle-Calédonie, on faisait du sport.
Badminton à Païta.
Futsal.
Raid à Pouembout.
Beach tennis à Nouméa.
Et samedi, les seniors calédoniens ont battu les U23…
9 à 3.
Dimanche, ça continue.
Et en natation, Léon Marchand doit disputer la finale du 200 mètres papillon.
Maxime Grousset doit aussi entrer en lice sur le 50 mètres nage libre.
Après avoir participé à un relais français finalement disqualifié pour faux départ.
Je me réveille dimanche matin.
Je regarde ce qu’il s’est passé samedi.
Des pèlerins ont marché sous la pluie.
Une claquette a volé à 38 mètres.
Un avion est resté au sol.
Un capitaine a été évacué.
Une entreprise calédonienne a décroché un label international.
Le Conseil constitutionnel a censuré une loi.
Macron faisait du jet-ski.
Et Léon Marchand nage aujourd’hui.
Moi, je viens juste de me lever.
Bref.

