Dark web : les données de 12 324 clients Be-bunk mises en vente

Une base de données attribuée à Be-bunk, la fintech calédonienne, est apparue sur un forum du dark web. Elle contiendrait les informations personnelles et bancaires de 12 324 clients, notamment des IBAN, soldes, numéros de téléphone et données d’identification KYC.
Cette nouvelle publication intervient quelques mois seulement après le piratage reconnu en mars 2026, lorsque les données de près de 13 000 utilisateurs de Be-bunk avaient déjà été compromises.
Les données de 12 324 clients Be-bunk diffusées sur le dark web
L’alerte a été signalée le 22 juillet 2026. Un utilisateur utilisant le pseudonyme « kitta » affirme avoir publié une base de données provenant de Be-bunk et concernant précisément 12 324 clients uniques.
Le fichier contiendrait notamment des noms, adresses électroniques, numéros de téléphone, IBAN, soldes bancaires, identifiants de connexion et informations liées aux procédures KYC.
Des statuts PEP, relatifs aux personnes politiquement exposées, ainsi que des informations FATCA figureraient également parmi les données.
La publication apparaît sur un forum fréquenté par des acteurs spécialisés dans la diffusion de bases de données compromises. Dans ce cas précis, le contenu serait proposé gratuitement aux membres remplissant certaines conditions d’accès.
Une affaire particulièrement sensible en Nouvelle-Calédonie
Be-bunk est une société calédonienne, lancée en 2022 et proposant notamment ses services en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et à Wallis-et-Futuna.
L’ampleur de la base publiée est donc particulièrement significative à l’échelle du territoire.
En mars dernier, près de 11 000 utilisateurs calédoniens avaient déjà été identifiés parmi les personnes potentiellement exposées après le piratage de Be-bunk. D’autres clients étaient concernés en Polynésie française et à Wallis-et-Futuna.
Un premier piratage en mars 2026
Début mars, Be-bunk avait été victime d’une intrusion informatique ayant entraîné une fuite de données personnelles.
Des dizaines de millions de lignes de données avaient alors été revendiquées sur internet par un pirate informatique. Les informations concernées comprenaient notamment des IBAN, soldes, identités, numéros de téléphone, adresses électroniques et identifiants utilisateurs.
Environ 13 000 clients étaient concernés par cet incident.
Nouvelle fuite ou anciennes données remises en circulation ?
C’est désormais la principale interrogation.
Le nombre de clients revendiqué en juillet — 12 324 personnes — est très proche des quelque 13 000 utilisateurs concernés par le piratage du mois de mars.
Les catégories de données annoncées sont également similaires : IBAN, soldes, identités, téléphones et informations KYC.
À ce stade, il est cependant impossible d’affirmer qu’il s’agit des mêmes fichiers.
La publication de juillet n’a pas fait l’objet d’une vérification technique indépendante permettant d’établir son authenticité, sa date d’extraction ou son origine exacte.
Rien ne permet donc de déterminer s’il s’agit d’une nouvelle fuite chez Be-bunk ou de données issues du piratage de mars qui seraient désormais remises en circulation sur le dark web.
IBAN, soldes et KYC : des données particulièrement sensibles
Même sans disposer directement des codes permettant d’accéder à un compte bancaire, la combinaison de ces informations présente un risque important.
Un fraudeur disposant du nom, du numéro de téléphone, de l’IBAN et du solde d’un client peut construire un scénario particulièrement crédible en se faisant passer pour Be-bunk ou pour un établissement financier.
Les informations KYC peuvent également permettre de personnaliser davantage les tentatives de phishing, d’usurpation d’identité ou d’ingénierie sociale.
Les clients concernés doivent donc rester particulièrement vigilants face aux appels, SMS ou courriels utilisant des informations personnelles ou bancaires pour donner une apparence de légitimité.
Plus de 12 000 clients concernés par les données publiées
La prudence reste nécessaire : la présence de cette base sur un forum ne démontre pas qu’une nouvelle cyberattaque contre Be-bunk a eu lieu en juillet.
Elle montre en revanche que des données présentées comme appartenant à plus de 12 000 utilisateurs de la société calédonienne circulent actuellement sur le dark web, quelques mois seulement après un premier piratage ayant exposé les informations personnelles et financières de milliers de clients.

