Alerte parasites dans le Grand Nord

Résumé IA
La commune de Koumac a signalé le 28 août une présence importante de puces et de tiques dans le secteur de Chagrin, incitant la mairie à rappeler aux propriétaires l’importance des traitements antiparasitaires et de la surveillance des chiens, sous peine de sanctions.
Une commune du Grand Nord calédonien vient de mettre les pieds dans le plat. À Koumac, les puces et les tiques prolifèrent dans un secteur précis, et la mairie a choisi de le dire noir sur blanc plutôt que de laisser courir.
Une alerte de terrain, pas une note administrative
Le 28 août 2026, la commune de Koumac a publié son communiqué n° 11-2026. Une page, quelques paragraphes, et une information très concrète : une présence importante de puces et de tiques a été signalée dans le secteur de Chagrin.
Ce n'est pas un texte technocratique. C'est le genre d'information qui remonte par les habitants eux-mêmes, de bouche à oreille, avant d'être confirmée et écrite.
Quiconque a déjà vécu ça sait de quoi il retourne. Un chien qui ne tient plus en place. Un chat qu'on inspecte le soir sur ses genoux et sur lequel on trouve, une fois, deux fois, dix fois, ce qu'on espérait ne pas trouver. Des enfants qui jouent dans l'herbe. Une maison où le problème s'installe sans prévenir.
Le communiqué porte la signature du maire, Yann Gastaldi. Il ne cherche pas à dramatiser. Il informe, il localise, il conseille. C'est exactement le rôle qu'on attend d'une mairie de proximité dans une commune qui se définit elle-même comme le « Carrefour du Grand Nord ».
Vérifier son animal, tout simplement
La demande municipale tient en peu de mots. Les propriétaires sont invités à faire preuve de vigilance et à vérifier régulièrement leurs chiens et leurs chats, en particulier après leurs déplacements à l'extérieur.
Après une sortie dans les hautes herbes. Après une virée du côté du bord de mer. Après une nuit passée dehors, parce qu'un chien du Nord, ça ne reste pas toujours sur le paillasson.
La commune recommande fortement un traitement antiparasitaire adapté à chaque animal. Adapté : le mot n'est pas là par hasard. Un produit pour chien peut être dangereux pour un chat, un dosage se calcule selon le poids, et tous les animaux n'ont pas les mêmes besoins. D'où le conseil suivant, plein de bon sens : demander conseil à un professionnel en cas de doute.
Personne n'attend des habitants qu'ils deviennent vétérinaires. Simplement qu'ils posent la question avant d'acheter n'importe quoi.
Et puis il y a cette dimension que le communiqué ne cache pas : ce qui se passe chez soi ne reste jamais chez soi. Un animal traité, c'est une cour de moins où les parasites s'installent. C'est aussi le jardin du voisin qui respire.
Le rappel sur les chiens en divagation
La mairie profite du communiqué pour rappeler une règle qui existe déjà, mais que l'on oublie facilement.
Sur l'ensemble du territoire communal, les propriétaires doivent garder leurs chiens sous surveillance et éviter toute divagation sur la voie publique ou les propriétés voisines. Et la commune précise que tout chien trouvé en divagation expose son propriétaire aux sanctions et amendes prévues par la réglementation en vigueur.
Il ne faut pas y voir une menace. Plutôt une piqûre de rappel, adressée à ceux qui laissent filer par habitude, par fatigue, ou parce que « ça a toujours été comme ça ».
Un chien qui vagabonde, c'est un animal qui traverse les cours, longe les fossés, revient chargé de tiques et les redistribue au passage. C'est parfois pire encore : une route, une voiture, un troupeau affolé. Rien de tout cela n'arrive par malchance. Cela arrive quand un portail reste ouvert.
Tenir son chien, ce n'est pas une contrainte imposée d'en haut. C'est ce qu'on doit à ses voisins.
Le communiqué se termine sur une phrase qui résume tout : la vigilance et la responsabilité de chacun sont essentielles pour limiter la propagation des parasites et préserver la sécurité et le bien-être des animaux comme des habitants.
Chacun. Pas la mairie seule, pas les autres, pas le voisin d'en face.
Concrètement, cela demande peu de choses. Un traitement acheté et renouvelé. Cinq minutes passées à inspecter un chien après une balade. Un portail refermé le soir. Ce sont des gestes de rien du tout, qui n'ont rien d'héroïque, et qui règlent l'essentiel du problème.
Le secteur est identifié, l'information a circulé. À Chagrin comme ailleurs, la suite se joue maintenant dans les cours et les jardins.

(Crédit photo : ©lantapix - stock.adobe.com)

