Le cumul des revenus de Bally Bagayoko déjà épinglé par un élu communiste en 2018

Résumé IA
Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis visé par une enquête du Parquet national financier, fait l'objet de critiques anciennes. Dès 2018, l'élu communiste Philippe Carreau dénonce le cumul de ses revenus à la RATP et de ses indemnités d'élu, un article révélant ses rémunérations. Ces interrogations ressurgissent dans le cadre de la procédure actuelle.
Alors que le maire de Saint-Denis est visé par une enquête du Parquet national financier, dès 2018, un élu communiste dénonçait le cumul de ses revenus à la RATP et de ses indemnités d’élu.
Quentin Gérard 31/08/2026

Bally Bagayoko. AFP / © Geoffroy van der Hasselt
Une nouvelle pièce dans la machine. Alors que le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, est visé par une enquête du Parquet national financier après des plaintes de l’association AC !! Anti-Corruption pour des soupçons de détournement d’argent public portant sur le cumul de ses mandats électifs avec son emploi à la RATP, CNews relève que la polémique est ancienne.
Dès 2018, Philippe Carreau, alors élu communiste de Seine-Saint-Denis, s’était penché sur la situation de Bally Bagayoko. Il avait consacré un article à ses rémunérations, avec un titre particulièrement évocateur : « Le cœur à gauche et le portefeuille à droite. »
Plus de 9 000 euros par mois
Pour établir son calcul, Philippe Carreau s’était appuyé sur la déclaration d’intérêts remplie par Bally Bagayoko en 2016 et déposée auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Entre 2011 et 2014, l’élu avait déclaré 45 500 euros pour son mandat départemental et 15 822 euros pour ses fonctions à la ville de Saint-Denis, auxquels s’ajoutaient 51 447 euros annuels de rémunération à la RATP. Soit 112 769 euros nets par an, près de 9 400 euros par mois.
Une autre polémique était apparue en 2015, après la perte de son mandat départemental. L’indemnité de Bally Bagayoko en tant qu’adjoint au maire était alors passée de 1 577 à 3 183 euros bruts mensuels, soit une progression de 102 %. Philippe Carreau avait à l’époque refusé de voter cette augmentation, qu’il considérait comme problématique sur le plan éthique et moral, sans pour autant l’accuser d’illégalité.
Huit ans plus tard, ces anciennes interrogations prennent une nouvelle dimension avec l’enquête du Parquet national financier. Philippe Carreau affirme aujourd’hui que son opposition à l’augmentation de l’indemnité lui aurait coûté politiquement. Quant à la procédure actuelle, elle doit notamment déterminer si le cumul entre les activités de Bally Bagayoko et ses différentes fonctions a respecté les règles en vigueur.

