Je me suis réveillé… et la Calédonie comptait ses milliards

Résumé IA
La mission transpartisane négocie à Paris pour débloquer une nouvelle tranche du prêt garanti par l’État et sécuriser le budget 2027. Milakulo Tukumuli s’engage à mener des réformes en six mois, tandis que la CCI espère une accélération de la reconstruction privée. À Lifou, le collectif opposé au transfert d’Air Calédonie menace de bloquer l’aérodrome de Wanaham.
Je me suis réveillé avec une bonne partie de l’avenir financier de la Nouvelle-Calédonie qui se jouait à 17 000 kilomètres d’ici. La mission transpartisane est désormais à pied d’œuvre à Paris avec trois dossiers sur la table : débloquer une nouvelle tranche du prêt garanti par l’État, trouver de quoi terminer 2026 et surtout préparer 2027. Pour équilibrer le prochain budget, le besoin est estimé entre 50 et 60 milliards de francs.
Les rendez-vous vont s’enchaîner avec Gérard Larcher, le gouvernement, Matignon, l’Assemblée nationale et le ministère des Outre-mer. L’enjeu est d’autant plus important que Milakulo Tukumuli s’est donné six mois pour engager les réformes et redresser les finances du pays. Mais avant de réformer, encore faut-il avoir suffisamment d’oxygène pour tenir jusque-là.
Sur le Caillou, l’économie attend justement que la reconstruction démarre vraiment. La deuxième vague du plan de relance de l’État représente 104 projets, avec des appels d’offres attendus dès septembre. La CCI espère également une accélération de la reconstruction privée en 2027, avec une trentaine de projets représentant environ 13 milliards de francs.
À Lifou, en revanche, le suspense reste entier. Le collectif opposé au transfert d’Air Calédonie vers La Tontouta doit décider s’il bloque à nouveau l’aérodrome de Wanaham. Le Haut-commissariat veut garantir la liberté de circulation et le procureur a prévenu que toute atteinte à la sécurité aéroportuaire serait particulièrement surveillée.
Toujours dans les Loyauté, la Chambre territoriale des comptes s’est penchée sur la SODIL. Son constat est sévère : modèle économique non viable, objectifs jamais évalués et gouvernance à sécuriser. Entre 2020 et 2024, la structure et ses filiales hors aérien et maritime ont bénéficié de 880 millions de francs de subventions, tandis que plusieurs anomalies ont été relevées dans les rémunérations de sa gouvernance.
Enfin, petite différence à la pompe à partir d’aujourd’hui : l’essence baisse légèrement à 179,40 francs le litre, tandis que le gazole grimpe de plus de 10 francs pour atteindre 180,70 francs.
En refermant cette journée, je me suis dit que septembre commençait finalement avec une question toute simple : Paris donnera-t-il à la Calédonie le temps et les moyens de se remettre debout ?
Bref

