«Tout blancs, tout moches que vous êtes» : Jean-Luc Mélenchon visé par une plainte pour injure à caractère raciste

Résumé IA
Jean-Luc Mélenchon est visé par une plainte avec constitution de partie civile déposée à Paris par l’Agrif pour injure publique à caractère raciste, après des propos tenus le 18 mars lors d’une conférence diffusée sur YouTube. L’association lui reproche notamment la formule « tout blancs, tout moches que vous êtes ». Une seconde plainte vise Imane Hamel pour des déclarations lors d’une réunion à Clichy-sous-Bois.
Le leader de LFI est visé par une plainte avec constitution de partie civile après des propos tenus en mars dernier lors d’une conférence diffusée sur YouTube. L’Agrif estime que ses déclarations, notamment la formule « tout blancs, tout moches que vous êtes », pourraient relever de l’injure publique à caractère raciste.
Audrey Senecal 07/09/2026

Jean-Luc Mélenchon. SIPA / © Romuald Meigneux
Nouvel ennui judiciaire pour LFI. Jean-Luc Mélenchon est visé par une plainte avec constitution de partie civile déposée à Paris, à la suite de propos tenus lors d’une conférence diffusée en direct sur YouTube. L’association Agrif estime que ces déclarations peuvent relever de l’injure publique à l’encontre d’un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une race. Selon les informations d'Europe 1, la plainte a été déposée samedi 5 septembre devant le doyen des juges d’instruction de Paris. Elle concerne des propos tenus le 18 mars dernier, alors que le candidat à la présidentielle intervenait sur le thème de la « nouvelle France ».
Au cours de cette conférence, Jean-Luc Mélenchon avait notamment déclaré : « Je veux dire, il a quand même bien fallu qu’il y en ait un jour un ou une qui se mette debout sur ses pattes à l’autre bout du continent africain pour qu’à la fin vous soyez en train de faire les malins tout blancs, tout moches que vous êtes ». L’Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne (Agrif) considère que ces propos pourraient être assimilés à du racisme anti-blanc. L’association a donc engagé une procédure judiciaire pour « injures publiques envers un groupe de personnes en raison de l’appartenance à la race ».
Une seconde plainte contre une responsable de LFI
Le même jour, l’Agrif a également annoncé avoir porté plainte pour les mêmes chefs contre Imane Hamel, co-animatrice d’un groupe thématique de La France insoumise consacré à l’antiracisme. Lors d’une réunion de LFI à Clichy-sous-Bois, le 16 octobre 2025, celle-ci avait déclaré : « Par une réécriture de l’histoire, le peuple français est réduit à une lignée de sang à la culture sclérosée », avant d’ajouter : « Nous ne sommes pas moins français que celui dont la seule gloire malheureuse est d’être né blanc ».
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Ces deux procédures s’inscrivent dans l’action judiciaire menée depuis plusieurs années par l’Agrif sur la question du racisme anti-blanc. L’association avait notamment obtenu la reconnaissance de cette notion dans l’affaire du « bal de Crépol » par les magistrats instructeurs, avant que le parquet de Valence ne décide finalement de l'écarter dans son réquisitoire définitif complémentaire, daté du lundi 17 août.
Autre dossier cité par l’association : celui de Majid Messaoudene. Le militant indigéniste, proche du maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko, doit être jugé vendredi devant le tribunal judiciaire de Paris. Il est poursuivi après avoir écrit sur Twitter, le 18 juin 2020 : « Nous sommes antiracistes contre tous les racismes. […] Sauf contre le racisme anti-blanc évidemment. »

