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L'actualité locale

Cap sur le Vanuatu

11 septembre 2026 à 11:00
4 min de lecture
Cap sur le Vanuatu

Résumé IA

Neuf jeunes Calédoniens suivent un stage de préparation au départ à Nouméa avant de s'engager dans des missions de volontariat à l'étranger. Deux d'entre eux partent au Vanuatu dans le cadre du programme Territoire Volontaire (TEVO), notamment auprès de l'association Sista et du lycée français Le Clézio.

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Ils sont neuf. Neuf jeunes Calédoniens qui ont préféré préparer un départ plutôt qu'attendre qu'on vienne les chercher.

Trois jours de stage, un dossier bouclé, et bientôt un avion : le volontariat international reprend ses droits en Nouvelle-Calédonie.

Trois jours pour apprendre à partir

Le rendez-vous était fixé jeudi matin, au Centre des activités nautiques de la province Sud.

Neuf jeunes engagés de France Volontaires Nouvelle-Calédonie y ont entamé leur stage de préparation au départ.

Trois jours. Pas davantage.

Trois jours pour aborder ce qui, une fois là-bas, ne se rattrape pas : la présentation du programme France Volontaires, le sens de l'engagement solidaire, les droits et les devoirs de chacun, la gestion du budget, la sécurité, et jusqu'aux questions médicales et vaccinales.

Rien de théorique dans tout cela.

Celui qui part sans avoir réfléchi à son budget découvre le problème le premier mois. Celui qui néglige la partie vaccinale l'apprend à ses dépens. C'est précisément l'objet de ces ateliers : anticiper les réalités de la mission, plutôt que de les subir.

Toutes les institutions engagées dans le programme avaient fait le déplacement pour accueillir la promotion.

Léa Tripodi, élue de la province Sud, représentait la présidente Sonia Backes. À ses côtés, Nina Julié, membre du gouvernement en charge de l'enseignement, de la jeunesse et des sports, est venue encourager les futurs volontaires.

Deux responsables publiques venues saluer non pas une revendication, mais un engagement librement consenti. La nuance mérite d'être relevée.

Car ces neuf-là ne demandent rien. Ils s'apprêtent à donner.

Le Vanuatu en ligne de mire, la France en toile de fond

Ce que ces jeunes iront chercher à l'étranger tient en quelques mots, et ces mots valent mieux que bien des discours.

De nouvelles compétences. La pratique d'une langue étrangère, l'anglais en particulier. Et surtout l'autonomie et la confiance, qui ne s'enseignent dans aucune salle de classe.

Mais réduire le volontariat à un enrichissement personnel serait passer à côté de l'essentiel.

Le volontariat, c'est d'abord un engagement citoyen.

Les jeunes seront accueillis au sein de structures œuvrant dans des domaines aussi variés que l'éducation, l'environnement, les droits humains, la culture ou la santé. Autant de terrains où l'on se rend utile immédiatement, sans intermédiaire et sans posture.

Deux d'entre eux partiront prochainement au Vanuatu, dans le cadre du programme Territoire Volontaire (TEVO), cofinancé par la province Sud et l'État.

Le premier rejoindra l'association Sista, organisation féministe et caritative basée à Port-Vila, qui défend les droits des femmes et des filles.

Le second intégrera le lycée français Le Clézio.

Un établissement français au cœur de l'archipel voisin : le symbole n'a rien d'anecdotique. Il rappelle ce que la présence française dans le Pacifique représente concrètement, loin des caricatures.

Le raisonnement qui sous-tend l'ensemble est simple.

La région Pacifique, dont la Nouvelle-Calédonie fait partie, regorge de ressources à partager. Cette coopération régionale et internationale peut se concrétiser par de la mobilité, sous la forme d'une mission d'intérêt général à l'étranger.

Autrement dit : la Nouvelle-Calédonie n'a pas seulement à recevoir. Elle a aussi à offrir.

Voilà une manière de considérer ce territoire qui change agréablement du registre habituel.

Un dispositif qui accompagne, sans assister

Lancé en 2022 par France Volontaires, plateforme française du volontariat international d'échange et de solidarité, le programme Territoire Volontaire permet à des jeunes de s'engager dans une mission à l'international.

Qui peut candidater ?

Pour le service civique, les jeunes de 16 à 25 ans, et jusqu'à 30 ans pour ceux qui sont en situation de handicap. Pour le volontariat de solidarité internationale, la fourchette s'étend de 18 à 30 ans.

La nouvelle campagne de candidature enverra en mission dans la région deux jeunes résidents de la province Sud : l'un pour une mission de service civique international de sept mois, l'autre pour un volontariat de solidarité internationale de douze mois.

Deux places. Pas dix. Le dispositif reste sélectif, et c'est très bien ainsi. L'accompagnement, lui, court sur toute la durée du programme.

Territoire Volontaire prend en charge les frais de voyage, billets d'avion, visa, trajet de l'aéroport jusqu'au lieu d'affectation, ainsi que la couverture sociale, santé et assurance rapatriement comprises.

S'y ajoute une indemnité mensuelle de subsistance : 80 312 F pour l'engagé du service civique international, et 115 393 F pour le volontaire de solidarité internationale.

Une indemnité de subsistance, précisément. Pas un salaire.

De quoi vivre décemment sur place et se consacrer pleinement à sa mission, sans que le volontariat ne devienne un revenu de confort.

L'équilibre est juste : la collectivité investit, le jeune s'engage, et la contrepartie est réelle des deux côtés.

C'est une logique de contrat, pas de guichet.

Neuf jeunes ont bouclé leur dossier, se sont présentés jeudi matin et suivront trois jours de préparation avant de rejoindre des structures éducatives, sanitaires, culturelles ou environnementales à l'étranger.

Ils ne feront la une d'aucun journal.

Ils partiront, tout simplement. Et ils reviendront avec quelque chose que peu de diplômes procurent : la certitude d'avoir été utiles ailleurs, et la capacité de l'être ici.

(Crédit photo : province Sud)