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Autorité de la concurrence : objectif, baisser les prix. Résultat : zéro.

20 octobre 2026 à 17:30
14 min de lecture
Autorité de la concurrence : objectif, baisser les prix. Résultat : zéro.

Résumé IA

Créée en 2018 pour faire baisser les prix, l’Autorité de la concurrence a dépensé 1,35 milliard de francs sans résultat visible, l’écart de prix avec la métropole restant stable. En grève, ses agents réclament le départ du président Stéphane Retterer, tandis que le gouvernement constate qu’elle ne remplit pas sa mission.

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Elle devait faire baisser les prix. Huit ans et 1,35 milliard de francs plus tard, vos pâtes coûtent jusqu’à trois fois plus cher qu’en Polynésie. Et maintenant, elle réclame plus de pouvoir. Avant 2018, quelques agents de la DAE faisaient le même travail, pour le même résultat, et pour beaucoup moins cher.

Une maison en feu

Lundi 19 octobre, rue Gallieni, les agents de l’Autorité de la concurrence se sont mis en grève. Et ils ont recommencé ce mardi. Avec La Fédé, ils exigent le départ du président, Stéphane Retterer. Ils dénoncent un management « toxique », des contrats précaires utilisés pour faire pression, et des décisions prises contre l’avis des enquêteurs. La direction conteste et répond qu’un audit et une médiation sont en cours.

Ce n’est pas nouveau. Dès 2024, la Chambre territoriale des comptes notait que plus de 30 % des enquêteurs partaient chaque année : dix-sept personnes se sont succédé sur sept à huit postes entre 2018 et 2022. Le gendarme du marché n’a jamais su tenir sa propre maison.

L’objectif : faire baisser les prix

L’Autorité a été créée pour une seule raison : la vie chère. À l’époque, deux groupes tenaient plus de 85 % des grandes surfaces du Grand Nouméa. Son président le répétait encore en 2025 : faire baisser les prix, c’est « notre leitmotiv ». Voilà la promesse. Voyons le résultat.

Le résultat : zéro

Les chiffres de l’Isee sont simples. En 2010, la vie était 34 % plus chère qu’en métropole. En 2015, 33 %. En 2022, 31 %. Et l’alimentation, 78 % plus chère. Un point de gagné en cinq ans sans l’Autorité, deux en sept ans avec elle. Même rythme d’escargot, rien qui porte sa marque. Pire : dans sa feuille de route 2026-2027, l’Autorité reconnaît elle-même que les prix alimentaires ont encore grimpé d’environ 3 % par an en 2024 et en 2025.

Graphique de l’écart de prix entre la Nouvelle-Calédonie et la métropole : 34 % en 2010, 33 % en 2015, 31 % en 2022

La vie chère n’a pas bougé : l’écart avec la métropole baisse au même rythme, avant comme après l’arrivée de l’Autorité. Infographie La Dépêche de Nouméa, données Isee.


Ce n’est pas nous qui le disons. Christopher Gygès, membre du gouvernement chargé de l’économie, est clair : l’Autorité « ne remplit pas sa mission », et en huit ans, aucune baisse des prix n’a été constatée.

Qu’a-t-elle fait pendant ce temps ? Entre 2018 et 2022, elle a examiné 81 rachats d’entreprises et ouvertures de magasins. Combien en a-t-elle bloqué ? Zéro. Sur 43 dossiers d’ententes ou d’abus, elle n’en a lancé que quatre d’elle-même, et aucun pour traquer une entente. Sa première descente sur le terrain ? Septembre 2023, cinq ans après son démarrage. En février 2024, la Chambre territoriale des comptes lui demandait encore de se fixer « de véritables objectifs chiffrés et d’indicateurs » pour « mesurer ces résultats ». Traduction : au bout de six ans, elle ne mesurait même pas ce qu’elle apportait aux Calédoniens.

Et ses conseils ? Au fond d’un tiroir. Son président l’a reconnu en 2025 : près des trois quarts des recommandations de son grand rapport de 2020 sur les prix n’ont jamais été appliquées. En 2025, sur 37 recommandations, à peine 10 ont été entièrement suivies (27 %). Onze sont restées lettre morte, et pour treize autres, personne ne sait. Le gouvernement et le Congrès, qui n’étaient pas obligés de suivre, ont leur part de responsabilité. Quant à l’étude sur les marges de la grande distribution, demandée en mars 2025, elle aurait traîné, selon le gouvernement.

Graphique du suivi des 37 recommandations émises par l’ACNC en 2025 : 10 totalement suivies, 11 non suivies, 13 au suivi inconnu, 3 autres

Sur 37 recommandations en 2025, dix seulement ont été appliquées en entier. Infographie La Dépêche de Nouméa, données ACNC, rapport annuel 2025.


On nous dira que les prix dépendent de beaucoup de choses, et qu’une autorité ne fixe pas les prix. D’accord. Mais quand on vit d’argent public, on rend des comptes sur ses résultats. Point.

Ce que ça coûte

Parlons argent. De 2018 à fin 2025, l’Autorité a dépensé 1,35 milliard de francs. Ce n’est pas notre calcul, c’est son propre rapport annuel. Rien qu’en 2025 : 186,3 millions. Le gouvernement, lui, estime son coût à 350 millions par an. Celui qui paie et celui qui dépense ne sont même pas d’accord sur la facture.

Faites le compte : 186 millions pour 13 agents permanents, cela fait plus de 14 millions par agent et par an. Et les bureaux sont fournis par la collectivité, pour un loyer estimé à plus de 7 millions par an, avec deux voitures de fonction et une voiture de service. Le personnel représente près de 90 % des dépenses. Encore une grosse machine qui paie des salaires, pour zéro résultat. Cerise sur le gâteau : en 2023, l’indemnité versée aux membres du collège à chaque réunion a doublé. Par habitant, notre Autorité coûte une quinzaine de fois plus cher que celle de la métropole, qui surveille toute la France avec environ 25 millions d’euros.

Graphique des dépenses annuelles de l’ACNC de 2018 à 2025, pour un total de 1,35 milliard de francs

1,35 milliard de francs dépensés entre 2018 et 2025. Infographie La Dépêche de Nouméa, données ACNC, rapport annuel 2025.


L’analyse. La bureaucratie grandit pour répondre aux besoins croissants de la bureaucratie grandissante. Ce graphique le montre. Entre 2019, sa première année complète, et 2025, la dépense est passée de 162 à 186 millions : 15 % de plus. Et regardez 2024. L’année de la crise et des émeutes, une économie à terre, deux fois moins de dossiers : 19 avis et décisions, contre 39 l’année d’avant. Et pourtant, la dépense bondit de 153 à 187 millions, un record. Moins de travail, plus d’argent : chaque avis ou décision a coûté en moyenne près de 10 millions de francs, contre 4 millions un an plus tôt.

Et les amendes, alors ? En 2025, elle a infligé 5,45 millions de francs de sanctions. Trente-quatre fois moins que ce qu’elle a coûté. Son record, 479,8 millions fin 2024 contre un accord d’importation exclusive dans le matériel télécom, est contesté en appel. Et surtout, une amende remplit les caisses publiques, pas votre porte-monnaie. Son ancienne présidente justifiait pourtant la dépense par les amendes encaissées. La Chambre territoriale des comptes avait dû lui rappeler qu’une autorité n’est pas une machine à recettes.

Graphique comparant les dépenses de l’ACNC en 2025, 186,3 millions de francs, et les amendes prononcées, 5,45 millions

En 2025, l’Autorité a coûté trente-quatre fois plus qu’elle n’a infligé d’amendes. Infographie La Dépêche de Nouméa, données ACNC, rapport annuel 2025.


L’analyse. Dans le secteur privé, quand on présente un résultat comme celui-ci, c’est la porte, direct et sans préavis.

Le chariot ne ment pas

Il y a quelques jours, une vidéo tournée dans un supermarché polynésien a circulé sur les réseaux. Même monnaie que nous. Et là-bas : 134 francs le paquet de macaronis de 500 grammes, 142 francs les pâtes italiennes et 91 francs les fusilli de 400 grammes.

Rayon de pâtes dans un supermarché polynésien, paquet de 500 grammes de pâtes italiennes affiché à 142 francs

En Polynésie, 142 francs le paquet de pâtes italiennes de 500 grammes. Capture vidéo, réseaux sociaux (DR).


Nous avons cherché l’équivalent chez nous sur Prix.nc, le site de comparaison des prix du gouvernement, avec les relevés des magasins d’août à octobre. Nous avons noté le prix le plus bas du territoire, et le plus haut, celui que paient les moins chanceux.

Sources : relevés en magasin en Polynésie, octobre 2026 ; Prix.nc, relevés d’août à octobre 2026.

Ça fait mal. Les macaronis, pourtant fabriqués ici, coûtent jusqu’à plus du double. Les spaghettis italiens, jusqu’au triple. Même en cherchant le meilleur prix, vous payez au moins un tiers de plus qu’en Polynésie. Au prix habituel, c’est souvent presque le double.

Capture d’écran 2026-10-20 à 18.23.37Graphique comparant les prix des pâtes en Polynésie et en Nouvelle-Calédonie, au prix le plus bas et le plus élevé

Même au meilleur prix, on paie au moins un tiers de plus qu’en Polynésie. Infographie La Dépêche de Nouméa, données Prix.nc et relevés en Polynésie.


Autre chose saute aux yeux. Chez nous, le même paquet de spaghettis italiens coûte 209 francs dans un magasin et 435 dans un autre. Les macaronis locaux, de 181 à 295 francs. Le vrai problème n’est donc pas la concurrence entre enseignes, c’est cet écart. Pour le réduire, il faut informer, contrôler et plafonner les marges sur les produits de base. Ça, c’est le travail du gouvernement. Pas d’une autorité.

Comment fait la Polynésie ?

Pas grâce à son autorité de la concurrence. Là-bas, les pâtes sont classées produits de première nécessité. Le gouvernement plafonne la marge : 60 francs maximum par kilo. Une décision politique, appliquée par leur direction des affaires économiques, l’équivalent de notre ancienne DAE.

La Polynésie a pourtant, elle aussi, créé son autorité en 2015, sur le même modèle. Et elle a connu les mêmes dérives. En 2019 et 2020, ce fut un « cataclysme », selon son propre président par intérim : un président démis d’office pour manque d’impartialité, une affaire terminée en non-lieu parce que l’enquête et la décision n’avaient pas été séparées. La Chambre territoriale des comptes de Polynésie a dénoncé des dérives et un travail peu productif : primes généreuses, plus de 11 millions de frais de déménagement, une formation à Paris à 7,6 millions dont seuls deux participants sur sept étaient encore en poste.

Mais la Polynésie a réagi. Dès 2018, une loi a permis au président de la Polynésie de reprendre un dossier de rachat d’entreprise et de trancher à la place de l’autorité. En 2019, le personnel et son budget sont passés sous la gestion du Pays, puis la masse salariale a été réduite de 30 %.

Là-bas aussi, ce sont les politiques qui ont fait bouger les prix. Entre 2016 et 2022, l’écart avec la métropole est passé de 39 % à 31 %. Grâce à quoi ? D’abord aux billets d’avion, aux carburants à prix réglementés, à l’ouverture des télécoms, et à une inflation plus forte en métropole, selon l’institut de la statistique polynésien. En 2022, l’alimentation y était 45 % plus chère qu’en métropole. Chez nous, 78 %. Le téléphone et internet : 33 % plus chers là-bas, 77 % ici.

Chez nous, les vraies manettes n’ont jamais été dans les mains de l’Autorité. Les pâtes sont soumises à des restrictions d’importation décidées par le gouvernement, au point qu’on en a manqué dans les rayons en mai et juin 2024. L’Autorité peut écrire une note pour le dénoncer, elle l’a fait en 2024. Mais seuls les politiques peuvent agir.

Avant elle, la DAE faisait pareil, pour moins cher

Avant 2018, il n’y avait pas d’autorité. La loi de 2013 sur la concurrence, validée par le Conseil constitutionnel, confiait ce travail au gouvernement. C’est le bureau de la concurrence de la Direction des affaires économiques qui surveillait les rachats d’entreprises et les ouvertures de magasins. D’ailleurs, six des onze premiers postes de l’Autorité venaient de la DAE.

Et le résultat ? Le même : l’écart de prix baissait déjà d’un point entre 2010 et 2015. Les défenseurs de l’Autorité vous diront que la part des deux grands groupes du Grand Nouméa est passée de 85 % à 67 % entre 2012 et 2020. Mais six de ces huit années, c’était avant l’Autorité. Et surtout, les Calédoniens se fichent d’avoir plus d’enseignes si les prix ne baissent pas. On ne remplit pas son chariot avec des parts de marché.

La seule différence, c’est la facture. Même payés au tarif de l’Autorité, six agents coûteraient moins de 90 millions par an. Soit plus de 250 millions économisés chaque année avec le chiffre du gouvernement, et plus de 100 millions avec celui de l’Autorité.

Et maintenant, elle veut plus de pouvoir

L’autonomie, ça se mérite par les résultats. L’Autorité n’en a aucun. Et pourtant, elle en redemande. Dès 2023, son président proposait de changer la loi pour pouvoir signer seul tous les actes de l’institution. Elle voulait aussi décider elle-même du renouvellement des protections de marché. Son président lorgnait même un droit de regard sur les aides publiques. En 2025, il comptait sur une loi pour obtenir « davantage de pouvoir », et disait avoir « bon espoir ». Ces articles ont finalement été retirés en mai.

Le gouvernement, lui, fait le constat inverse. Puisqu’elle « ne remplit pas sa mission », il veut lui retirer du travail : moins de rachats à contrôler, et le transfert à la Decat des délais de paiement, de la facturation et des pratiques commerciales abusives entre entreprises. Mais son texte, examiné en juillet par le CESE, donne aussi beaucoup plus de pouvoir au président de l’Autorité. Il pourrait décider seul, sans les autres membres, d’une série de dossiers, dont les rachats d’entreprises et les ouvertures de magasins. C’est lui qui fixerait les priorités de tous les services. La plupart des décisions sur les rachats n’auraient plus besoin d’être justifiées. Le texte crée aussi une nouvelle infraction très floue, « l’avantage sans contrepartie », avec des amendes jugées très lourdes. Toute preuve serait acceptée, les noms des personnes citées dans le dossier pourraient être cachés, et l’Autorité pourrait imposer seule des mesures d’urgence.

Et qui applaudit ? L’Autorité elle-même. Ses membres ont donné un avis favorable, et son président défend le texte. Aucun résultat à montrer, et on réclame plus de pouvoir au lieu de rendre des comptes. Tout est dit. Faire baisser les prix, c’est de la politique. Et décider qui contrôler, quand et comment, c’est le rôle de ceux que les Calédoniens élisent, et qu’ils peuvent renvoyer.

Le CESE a donné un avis réservé, plutôt défavorable. Une contribution qu’il a reçue parle même de « vision dictatoriale ». En octobre 2024, puis en janvier, la Fédération des entreprises et des industries a carrément demandé la suppression de ce « censeur du modèle économique calédonien ». Et parmi les cinq organisations économiques qui ont écrit au CESE, de la CCI au Medef, plusieurs s’inquiètent : des sanctions floues, des amendes trop lourdes, un risque d’abus de pouvoir.

L’erreur est humaine, persévérer est diabolique

On nous dira : attention au copinage. Dans un petit pays où tout le monde se connaît, laisser le gouvernement choisir qui contrôler, c’est risqué. C’est vrai. Et c’est justement pour ça qu’on a essayé une autorité indépendante. Mais huit ans et 1,35 milliard plus tard, il faut avoir le courage de le dire : ça n’a pas marché. L’erreur est humaine, persévérer est diabolique.

D’ailleurs, cette indépendance n’a protégé de rien. En mai, sous la pression du patronat, la dizaine d’articles qui devaient la renforcer a été retirée d’une loi, sans qu’aucun responsable n’ait à s’en expliquer devant les électeurs. Et avec la réforme, elle ne serait même plus vraiment indépendante : Christopher Gygès veut qu’elle réponde aux demandes du gouvernement, et c’est le gouvernement qui nommerait et révoquerait le chef de ses enquêteurs. Mais elle ne serait pas plus responsable pour autant : aucun élu ne répond de ses décisions, aucun électeur ne peut la sanctionner. Un président quasiment impossible à renvoyer, puisqu’il faut l’unanimité des autres membres, et des décisions prises par un seul homme, souvent sans justification : voilà ce qu’elle demande.

Rendre à la Decat ce qui était à la DAE

Le gouvernement a déjà fait la moitié du chemin. Sa réforme confie à la Decat, l’ancienne DAE rebaptisée en octobre 2025, les délais de paiement, la facturation, la publicité et les pratiques commerciales abusives, avec deux ou trois postes déplacés. Cette direction contrôle déjà les prix, protège les consommateurs et surveille le marché.

La DAE suffisait : même résultat, pour beaucoup moins cher. Et si un jour un dossier est trop technique ? En 2012, c’est l’Autorité de la concurrence nationale qui avait rédigé, à la demande du Congrès, les deux rapports de référence sur la grande distribution et sur la façon de contrôler la concurrence. On peut faire appel à elle quand on en a besoin, plutôt que de payer toute l’année une institution qui ne change rien.

Il faut aller au bout : ramener à la Decat le contrôle des rachats d’entreprises et la chasse aux ententes, sous la responsabilité d’un membre du gouvernement qui rend des comptes au Congrès et aux électeurs. Ce n’est pas moins de contrôle. C’est un contrôle avec un visage, une adresse, et qui coûte beaucoup moins cher.

Le bilan, rien que le bilan

Le bilan, le bilan, le bilan. En politique, il n’y a que ça qui compte. Et bien gouverner, c’est aussi savoir dire « on s’est trompés ». Après huit ans, les familles ont le droit de savoir : quels produits ont baissé grâce à l’Autorité ? De combien ? Pendant combien de temps ? Les foyers modestes en ont-ils profité ? Faute des indicateurs réclamés par la Chambre territoriale des comptes, personne ne peut leur répondre.

L’Autorité n’est pas une exception. C’est le mal calédonien en chair et en os. Moins de 300 000 habitants, et on empile : un gouvernement, un Congrès, trois provinces, trente-trois communes, et autour, une foule d’établissements publics, d’agences, de sociétés d’économie mixte et d’autorités. Chacun avec son budget, ses voitures, ses réunions, ses indemnités. Tous créés avec de bonnes intentions. Rarement supprimés, même quand ils ne servent à rien. Le mille-feuille grossit, et c’est toujours le même qui paie : vous, à la caisse du supermarché comme sur votre feuille d’impôts. Et plus on rajoute de taxes et d’impôts pour nourrir la machine, plus les prix montent.

Ça suffit. Le pays a dû emprunter avec la garantie de l’État pour boucler ses budgets. Il n’a plus les moyens de payer tout et n’importe quoi, surtout quand ça ne marche pas. Objectif : faire baisser les prix. Résultat : zéro. Facture : 1,35 milliard. Le Congrès doit examiner la réforme d’ici la fin de l’année. Au lieu de donner plus de pouvoir à l’Autorité, qu’il tranche : On mute tous les agents à la Decat, et on ferme la rue Gallieni.

À suivre.

Un dossier de La Dépêche de Nouméa