«Deux journalistes pleins de rage» : Sarah Knafo dénonce une interview à charge sur le service public

Résumé IA
Invitée sur France Info après l’attentat raciste de Trappes-La Verrière, Sarah Knafo dénonce une interview à charge menée par les journalistes Simon Le Baron et Audrey Tison, évoquant des interruptions répétées et un entretien hostile. L’eurodéputée critique le service public, l’accusant de chercher à la déstabiliser et de prouver ses critiques, avant d’inviter ses abonnés à visionner l’échange.
Invitée sur France Info après l’attentat raciste de Trappes-La Verrière, l'eurodéputée a dénoncé le traitement réservé à son intervention, accusant les deux journalistes de mener un entretien hostile et de chercher à la déstabiliser.
Mickaël Cléraux 28/10/2026

Sarah Knafo. © Maxime Cussac-Frappat
Invitée mercredi matin sur France Info, Sarah Knafo a été confrontée à des échanges particulièrement tendus avec les deux journalistes du plateau. Entre questions sur les condamnations d’Éric Zemmour, interruptions répétées et désaccords sur le traitement des victimes du terrorisme, l'eurodéputée a dénoncé une interview à charge et critiqué le fonctionnement du service public. Dès le début de l’entretien, le ton a été donné. Alors que le journaliste Simon Le Baron rappelle les condamnations du président de Reconquête, il interroge Sarah Knafo sur l’attentat raciste survenu vendredi 23 octobre à Trappes et à La Verrière, qui a fait un mort et cinq blessés. « Est-ce que vous condamnez l’attentat raciste ? », lui demande-t-il. Une question contre laquelle l’élue s’est immédiatement insurgée : « Évidemment monsieur. Attention, vous nous prenez pour qui ? Vous pensez qu’on fait des appels au meurtre, qu’on est content quand des Français meurent ? Qu’est-ce que c’est que cette question ? »
La coanimatrice de la matinale, Audrey Tison, a ensuite interrogé l’élue sur un message publié après le drame, qu’elle a jugé « laconique ». Sarah Knafo a alors demandé à la journaliste de lire son texte, affirmant qu’il comptait six paragraphes et qu’elle n’avait « aucun problème » à qualifier l’attaque de raciste.
Alors que la journaliste commence à lire le message, son collègue l’interrompt, estimant que Sarah Knafo n’a pas à lui demander de le faire. L’échange se tend davantage, chacun tentant de reprendre la parole. L’élue finit par adresser un reproche direct plus large : « Cette interview commence mal pour le service public. Personne n’attend plus rien de vous et vous trouvez quand même le moyen de nous décevoir ».
Autre moment de tension : l’eurodéputée a entrepris de lire les noms de Français tués dans des attentats djihadistes, de Jonathan Sandler et de ses deux fils à Samuel Paty et Dominique Bernard. Les journalistes l’ont interrompue, lui rappelant qu’elle était invitée dans le cadre d’une interview et non d’un meeting politique. « Ne me coupez pas pendant la liste de nos martyrs, s'il vous plaît », s'est-elle agacée. Et d'ajouter : « Lire leurs noms n'est pas un discours de meeting. C'est le moins que nous leur devons ». Au cours de l’entretien, les journalistes ont également interrogé l’eurodéputée sur l’influence éventuelle des discours de son parti. Simon Le Baron a notamment évoqué la théorie du « grand remplacement » et ses liens avec des attentats commis à l’étranger.
Sarah Knafo a répondu que son parti n’appelait pas à la violence, affirmant : « Cette France conflictuelle, nous ne l’avons jamais voulue. »
« Pendant 23 minutes, deux journalistes de France Info pleins de rage se sont efforcés de prouver, par A + B, que tout ce que je dis du service public est vrai »
Après l’émission, Sarah Knafo a vivement critiqué les deux journalistes sur X : « Pendant 23 minutes, deux journalistes de France Info pleins de rage se sont efforcés de prouver, par A + B, que tout ce que je dis du service public est vrai », a-t-elle écrit, avant d’inviter ses abonnés à regarder l’entretien dans son intégralité. L’eurodéputée a également dénoncé le coût du service public audiovisuel pour les contribuables, écrivant : « Même les plus à gauche d’entre vous finiront par se demander pourquoi ils payent 4 milliards chaque année pour ça... »



