27 pays à Nouméa : ce qui se décide aujourd’hui

Résumé IA
Réunis à Nouméa pour la 56e session du CRGA, les représentants des 27 États et Territoires du Pacifique valident ce mercredi 28 octobre les orientations de leur organisation. La France, membre fondateur, y affirme son poids via son ambassadrice Véronique Roger-Lacan, soulignant son ancrage régional.
Au cœur de Nouméa, 27 États et Territoires du Pacifique tracent la route de leur organisation commune.
Et la France, présente et assumée, entend bien y peser de tout son poids.
Depuis le 27 octobre, Nouméa au centre du jeu régional
Les travaux ont débuté hier.
Depuis le mardi 27 octobre, la 56e session du Comité des représentants des gouvernements et administrations, le CRGA, réunit au siège de la Communauté du Pacifique les représentants des 27 États et Territoires qui assurent la gouvernance de l’organisation. Ce mercredi 28 octobre en constitue la seconde et dernière journée.
Le CRGA n’est pas une simple formalité diplomatique. C’est l’instance où les gouvernements et administrations membres échangent sur les priorités de la CPS et sur les actions à mener dans la région. Ce qui s’y décide se traduit ensuite sur le terrain.
Et c’est à Nouméa, sur le sol français, que ces discussions se tiennent. Le symbole n’échappera à personne : la Nouvelle-Calédonie demeure un pôle incontournable de la coopération régionale dans le Pacifique.
Une feuille de route 2022-2031 et des orientations à valider
La direction est connue.
La Communauté du Pacifique s’appuie sur une feuille de route définie pour la période 2022-2031. Un cadre de long terme, destiné à donner de la constance à l’action commune.
Les prochaines orientations ont désormais été arrêtées. Reste l’étape décisive de cette journée de clôture : les participants sont appelés à valider les orientations et les décisions issues de ce CRGA. Des arbitrages concrets, plutôt que de grandes envolées.
À l’échelle calédonienne, ces enjeux relèvent des relations extérieures, portefeuille confié à Petelo Sao, conseiller du président du gouvernement Milakulo Tukumuli. Une fonction qui prend tout son sens quand le territoire accueille l’un des principaux forums de la région.
La France, puissance du Pacifique sans complexe
Paris est bien présente.
Véronique Roger-Lacan, ambassadrice de France pour le Pacifique, a souligné l’importance du CRGA. Un engagement net, loin du discours de repentance que certains aimeraient plaquer sur la présence française dans l’océan.
La France n’est pas une invitée dans le Pacifique. Membre fondateur de la Communauté du Pacifique, elle en héberge le siège, à Nouméa. Une position que peu de nations peuvent revendiquer.
Dans une région où les grandes puissances avancent leurs pions, cet ancrage est un atout. Pour la Nouvelle-Calédonie, dont le rayonnement régional doit beaucoup à son lien avec la France. Pour la France elle-même, qui dispose ici d’un levier diplomatique de premier ordre.
Les discussions se concluent aujourd’hui au siège de la CPS. Viendra ensuite le temps de traduire les orientations validées en actions concrètes.
Une chose est déjà acquise : dans le Pacifique, la voix de la France compte, et elle se fait entendre depuis Nouméa.
(Crédit photo : Communauté du Pacifique)


