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Cyclones : les FANC répètent le pire

28 octobre 2026 à 14:00
3 min de lecture
Cyclones : les FANC répètent le pire

Résumé IA

Le 29 septembre, les Forces armées en Nouvelle-Calédonie mènent un entraînement d'évacuation sanitaire à grande échelle entre Plum et Tontouta, avant la saison cyclonique. Marine nationale et armée de l'Air et de l'Espace mobilisent Falcon 200, CASA et hélicoptères Caracal, avec des équipes médicales du service de santé.

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Quand le ciel se déchaîne, ce sont toujours les mêmes qui décollent.
Avant la saison cyclonique, les FANC ont répété le pire pour être prêtes le moment venu.

Air, mer et santé : une même mission

Pendant que d’autres débattent, l’armée française se prépare. Le 29 septembre, trois unités des Forces armées en Nouvelle-Calédonie ont mené un entraînement d’évacuation sanitaire à grande échelle. Le scénario était exigeant : cinq victimes à prendre en charge, plusieurs sites d’intervention, et des aéronefs de deux armées à coordonner.

Le calendrier ne doit rien au hasard. À l’approche de la saison cyclonique, les FANC durcissent leurs exercices et travaillent sur des scénarios plus complexes. Quand un cyclone frappe le territoire, ce n’est pas le moment d’apprendre.

Cet exercice a réuni ce que la France sait faire de mieux outre-mer : la mise en commun de moyens militaires au service des populations.

Côté Marine nationale, un Falcon 200 du détachement de la 25F, la flottille de l’aéronautique navale, a été engagé. L’armée de l’Air et de l’Espace a mobilisé le CASA et les hélicoptères Caracal de la Base aérienne 186 Nouméa-Tontouta.

Au cœur du dispositif, les équipes médicales de la Direction interarmées du service de santé de Nouvelle-Calédonie. Car une évacuation sanitaire ne se résume pas à transporter des blessés. Il faut les stabiliser, les surveiller, les soigner pendant le trajet.

Pilotes, mécaniciens, médecins, infirmiers. Chacun à son poste, tous au même rythme.

De Plum à Tontouta, un scénario sans répit

L’exercice a démarré à Plum. Cinq victimes y ont été prises en charge avant d’être extraites par treuillage à bord du Caracal, une manœuvre délicate qui ne pardonne aucune approximation.

La suite s’est jouée dans les airs. Depuis l’île des Pins, le CASA et le Falcon 200 ont assuré l’évacuation des victimes vers la Tontouta.

Ce n’était pas une démonstration de prestige. Les membres d’équipage et les équipes médicales ont enchaîné une série d’exercices variés pour entretenir leurs qualifications. Le genre de travail discret, répétitif, sans caméra, qui fait la différence le jour où tout bascule.

Car c’est bien là le sens de ces entraînements : multiplier les lieux d’intervention, les appareils engagés et le nombre de victimes pour se confronter à toute la diversité des situations réelles, en particulier dans les contextes post-cycloniques, quand les routes sont coupées et que l’hélicoptère devient le seul lien avec l’extérieur.

Une présence militaire qui protège les Calédoniens

L’objectif affiché est clair. Il s’agit de maintenir la capacité opérationnelle des FANC pour intervenir rapidement et sereinement face aux urgences, qu’il s’agisse d’une crise humanitaire ou des conséquences d’une catastrophe naturelle.

On l’oublie trop souvent. Dans un territoire insulaire, exposé chaque année aux dépressions tropicales, la présence de l’armée française n’est pas une abstraction. Ce sont des appareils prêts à décoller, des équipages entraînés, des soignants disponibles.

Il n’y a là ni discours ni posture, simplement de la préparation.

Cet exercice rappelle une évidence que certains préfèrent taire : la souveraineté se mesure aussi à la capacité de protéger. Et quand la saison des cyclones arrivera, les Calédoniens sauront qui sera en première ligne.

(Crédit photo : FANC)