Ils montent sur un minéralier ERAMET

Résumé IA
Des élèves de 1re SMI du lycée du Mont-Dore, lauréats des Olympiades des Sciences de l’Ingénieur, visitent un minéralier ERAMET à quai. Guidés par Edy Wadjahdi, capitaine de port à la SLN, ils découvrent cales, passerelle et salle des machines pour confronter leur projet de voiles rotors aux réalités techniques et humaines du navire.
Deux lycéens ne changeront pas à eux seuls la flotte de la Nouvelle-Calédonie. Mais une classe qui travaille, qui imagine et qui va voir le terrain, ça mérite qu’on en parle.
Des lauréats qui confrontent leur idée au réel
On les avait remarqués aux Olympiades des Sciences de l’Ingénieur. Les élèves de 1re SMI du lycée du Mont-Dore avaient été récompensés pour un projet ambitieux : équiper les minéraliers de voiles rotors.
Une idée sur le papier, c’est bien. La tester face au métal, c’est mieux.
Ce jeudi, la classe est montée à bord d’un minéralier ERAMET. Le navire était à quai et venait juste de finir de décharger son minerai. Pendant cette pause entre deux rotations, l’équipage a ouvert les portes de son univers à ces jeunes, avec une visite guidée par Edy Wadjahdi, capitaine de port à la SLN.
Pas de salle de classe ni de diaporama. Juste un vrai navire, de vrais professionnels et de vraies contraintes.
On parle souvent d’une jeunesse qui décroche ou qu’on dit désabusée. Ici, on voit l’inverse : des élèves qui ont travaillé, qui ont été primés au mérite et qui veulent savoir si leur projet tiendrait la mer. C’est une école qui transmet, qui exige et qui fait réussir.
Des cales à la salle des machines : l’industrie sans filtre
La visite a commencé par les quatre cales de chargement du minerai. Ce sont d’immenses volumes, au cœur de l’activité nickel qui fait vivre une bonne partie du territoire.
Les élèves sont ensuite montés sur le pont puis à la passerelle de navigation, d’où l’on commande le navire. Ils ont fini par la salle des machines, le cœur mécanique du bateau. Dans cette chaîne, chaque élément compte.
Le plus important pour eux restait à venir. Sur place, ils ont pu repérer les contraintes techniques liées à leur projet de voiles rotors. C’est là que l’idée se frotte au réel : il faut tenir compte de la place disponible, de la structure, des usages à bord et des exigences d’exploitation. Faire face à ces contraintes fait partie de l’apprentissage de l’ingénieur.
Les lycéens ont aussi découvert certaines spécificités des minéraliers ERAMET. Parmi elles figure le brevet anti-carène liquide, une innovation du Groupe. Elle vise à prévenir les risques de chavirement liés à la liquéfaction du minerai pendant le transport maritime.
Le sujet est très concret. La sécurité des marins et des cargaisons dépend aussi de ce type d’avancée, née du savoir-faire industriel et non de grands discours.
Une rencontre humaine et peut-être des vocations
Au-delà des aspects techniques, cette matinée a surtout été une belle rencontre humaine.
Edy Wadjahdi a partagé sa passion et son expérience. Les élèves ont découvert un univers professionnel avec ses métiers, ses rythmes et ses exigences. Le monde maritime et industriel ne pardonne pas l’approximation. Ces jeunes l’ont vu de près.
C’est peut-être la leçon essentielle. Le travail bien fait, la rigueur et le sens des responsabilités ne s’apprennent pas que dans les livres. On les comprend aussi en écoutant ceux qui les vivent chaque jour.
Cette visite a fait le lien entre les projets imaginés en classe et les réalités industrielles. Entre l’école et l’entreprise, le pont existe. Il suffit de l’emprunter.
Et qui sait ? Elle aura peut-être fait naître quelques vocations. La Nouvelle-Calédonie a besoin de ses ingénieurs, de ses marins et de ses techniciens. Elle a aussi besoin de jeunes qui croient en l’effort, en l’industrie et en l’avenir du pays.
(Crédit photo : SLN-Le Nickel)


