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Au delà du récif

Fidji : une offensive touristique pour attirer davantage de voyageurs israéliens

8 novembre 2026 à 15:00
4 min de lecture
Fidji : une offensive touristique pour attirer davantage de voyageurs israéliens

Résumé IA

Les îles Fidji lancent une campagne promotionnelle ciblée pour attirer davantage de touristes israéliens, visant 3 000 visiteurs annuels d'ici trois ans. L’ambassadeur Jesoni Vitusagavulu présente cette stratégie de diversification, alors que l’archipel accueille 585 visiteurs israéliens en 2025 et 624 entre janvier et septembre 2026.

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Les îles Fidji souhaitent renforcer leur attractivité auprès des touristes israéliens. Avec une campagne promotionnelle ciblée, l’archipel du Pacifique Sud ambitionne de multiplier par cinq le nombre de visiteurs venus d’Israël d’ici trois ans, dans le cadre d’une stratégie de diversification de ses marchés touristiques.

Les Fidji entendent conquérir de nouveaux marchés touristiques. Dans un entretien accordé au Jerusalem Post, publié le 7 novembre 2026, l’ambassadeur fidjien en Israël, Jesoni Vitusagavulu, a présenté les ambitions de son pays pour attirer davantage de voyageurs israéliens.

Situé au cœur du Pacifique Sud, cet archipel d'environ 330 îles mise sur ses paysages tropicaux, ses récifs coralliens et son patrimoine culturel pour séduire une clientèle encore peu présente sur son territoire.

Un objectif de 3 000 touristes israéliens d'ici trois ans

En 2025, les Fidji ont accueilli seulement 585 visiteurs israéliens. Entre janvier et septembre 2026, ce chiffre atteignait déjà 624 arrivées, témoignant d'une progression encore modeste, mais encourageante pour les autorités.

Le gouvernement fidjien souhaite désormais franchir une nouvelle étape avec un objectif de 1 500 touristes israéliens en 2027, puis 3 000 visiteurs annuels d'ici trois ans.

Pour y parvenir, le ministère du Tourisme prépare une campagne promotionnelle spécialement destinée au marché israélien.

Deux séminaires consacrés au tourisme, au commerce et aux investissements ont récemment été organisés en Israël afin de renforcer les relations économiques entre les deux pays.

Le tourisme, un pilier stratégique de l'économie fidjienne

Cette initiative s'inscrit dans une stratégie plus large de diversification des marchés émetteurs.

Selon les chiffres communiqués par l'ambassadeur, l'Australie représente environ 46 % des arrivées touristiques aux Fidji, devant la Nouvelle-Zélande avec 25 % et les États-Unis avec 10 %.

Cette forte dépendance à trois marchés pousse les autorités à rechercher de nouvelles clientèles, notamment en Europe et en Israël.

Jesoni Vitusagavulu affirme que le tourisme représente environ 40 % de l'économie fidjienne, selon le périmètre retenu, avec des recettes proches de 3 milliards de dollars fidjiens. Les autorités visent désormais 4 milliards de dollars fidjiens l'année prochaine.

Après avoir longtemps reposé sur l'industrie sucrière, l'économie de l'archipel s'est progressivement réorientée vers les activités touristiques.

Le pays, qui compte environ 900 000 habitants, ambitionne d'accueillir 1,2 million de visiteurs internationaux en 2027.

Des liaisons aériennes longues mais accessibles via l'Asie

L'éloignement géographique constitue néanmoins un obstacle important au développement du marché israélien.

Depuis Tel-Aviv, les voyageurs peuvent rejoindre les Fidji en transitant par Tokyo, où Fiji Airways assure des liaisons vers l'aéroport international de Nadi.

Selon l'ambassadeur, le trajet représente environ 24 heures de voyage, correspondance comprise, dans des conditions favorables.

D'autres itinéraires existent via Singapour ou Hong Kong, tandis que certains voyageurs privilégient des correspondances supplémentaires au Moyen-Orient pour réduire le prix des billets.

Le coût d'un aller-retour est estimé entre 2 000 et 2 300 dollars américains. Pour un séjour d'une dizaine de jours, le budget global se situerait entre 4 000 et 6 000 dollars, selon le niveau d'hébergement choisi.

Une offre touristique à adapter aux attentes israéliennes

Au-delà des questions de transport, les Fidji doivent également adapter certaines infrastructures aux besoins spécifiques de cette clientèle.

L'archipel ne dispose actuellement ni de synagogue ni de restaurant certifié casher, tandis que sa communauté juive permanente reste extrêmement réduite.

Les établissements végétariens peuvent constituer une solution pour certains voyageurs, sans toutefois garantir le respect des exigences alimentaires casher.

Des investissements sont néanmoins envisagés. Le restaurateur israélien Meir Ben-Ezra, propriétaire de l'établissement Tauro à Jérusalem, devrait notamment se rendre aux Fidji pour étudier la faisabilité d'un restaurant casher.

Les autorités souhaitent ainsi accompagner le développement de ce nouveau marché par une offre touristique davantage adaptée.

Une diversification qui pourrait renforcer la place des Fidji dans le tourisme du Pacifique

Avec cette stratégie, les Fidji cherchent à consolider leur position parmi les principales destinations touristiques du Pacifique Sud.

L'archipel dispose déjà d'une industrie touristique structurée, soutenue par ses infrastructures hôtelières, ses liaisons aériennes internationales et sa proximité avec les grands marchés australien et néo-zélandais.

L'ouverture vers Israël illustre désormais une volonté d'élargir son rayonnement au-delà de ses clientèles traditionnelles.

Si les objectifs annoncés sont atteints, le nombre de touristes israéliens pourrait être multiplié par cinq par rapport à 2025. Une progression qui resterait limitée à l'échelle du tourisme fidjien, mais qui participerait à la diversification de ses sources de revenus.