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Au delà du récif

Pacifique : les ministres de la Défense réunis aux Fidji du 21 au 24 septembre

22 septembre 2026 à 10:00
3 min de lecture
Pacifique : les ministres de la Défense réunis aux Fidji du 21 au 24 septembre

Résumé IA

Les ministres de la Défense du Pacifique se réunissent du 21 au 24 septembre aux Fidji pour la 11e édition du South Pacific Defence Ministers' Meeting, avec la sécurité maritime et la coopération militaire régionale au menu. La France participe à ce rendez-vous qui examine notamment l'avenir du Pacific Response Group, dont la Nouvelle-Zélande a pris la direction en août 2026.

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Les responsables de la Défense du Pacifique sont réunis du 21 au 24 septembre 2026 aux Fidji pour la 11e édition du South Pacific Defence Ministers’ Meeting. Sécurité maritime, trafics, catastrophes naturelles et coopération militaire régionale sont au cœur de ce rendez-vous auquel participe notamment la France.

Quatre jours consacrés à la sécurité du Pacifique

Le South Pacific Defence Ministers’ Meeting (SPDMM) se tient du 21 au 24 septembre au Sheraton Fiji Golf and Beach Resort de Denarau, à Nadi.

Cette 11e édition est placée sous le thème « Securing the Blue Pacific: Collective Responsibility, Resilient Futures », soit « Sécuriser le Pacifique bleu : responsabilité collective, avenirs résilients ».

Ce rendez-vous permet aux responsables de la Défense de la région de renforcer leur coordination face à des enjeux de sécurité qui dépassent de plus en plus les frontières nationales.

Sécurité maritime, trafics et catastrophes naturelles

Plusieurs dossiers majeurs sont au programme.

Les discussions doivent notamment porter sur la sécurité maritime, la lutte contre la criminalité transnationale organisée, la pêche illégale, les trafics de drogue ainsi que les conséquences des événements climatiques extrêmes et des catastrophes naturelles.

Le ministre néo-zélandais de la Défense, Paul Goldsmith, a également souligné l'importance de renforcer l'interopérabilité entre les forces armées du Pacifique, notamment par davantage d'entraînements et d'exercices conjoints.

La France parmi les sept membres du SPDMM

Le SPDMM réunit sept membres : l’Australie, le Chili, les Fidji, la France, la Nouvelle-Zélande, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et les Tonga.

Les États-Unis, le Japon et le Royaume-Uni participent aux travaux en qualité d’observateurs, tandis que des représentants du secrétariat du Forum des îles du Pacifique doivent également prendre part aux discussions.

La réunion intervient dans un contexte où la coopération militaire et sécuritaire régionale prend une place croissante dans le Pacifique.

Le Pacific Response Group appelé à évoluer

Les participants doivent notamment examiner l’avenir du Pacific Response Group, dispositif multinational destiné à faciliter une réponse militaire coordonnée lors de catastrophes naturelles, de crises humanitaires ou d’autres situations d’urgence dans le Pacifique.

Créé en 2024 dans le cadre du SPDMM, ce mécanisme rassemble notamment des personnels militaires d’Australie, de Nouvelle-Zélande, des Fidji, des Tonga, de Papouasie-Nouvelle-Guinée et de France. La Nouvelle-Zélande en a repris la direction en août 2026.

Les ministres doivent également travailler sur une coordination plus étroite entre les différentes institutions de sécurité régionales.

Une coopération militaire régionale appelée à se renforcer

Pour l’Australie, cette réunion doit permettre de transformer les priorités communes en coopérations concrètes sur le terrain.

Canberra considère que sa propre sécurité est directement liée à celle de ses voisins du Pacifique et défend des réponses aux crises conçues et conduites à l’échelle régionale.

Pendant quatre jours, la réunion de Nadi doit ainsi permettre aux différents partenaires de préciser les prochaines étapes de leur coopération militaire, alors que les questions de sécurité maritime, de trafics transnationaux et de capacité de réaction commune occupent une place grandissante dans l’agenda du Pacifique.