Médicaments : les prix vont-ils baisser ?

Résumé IA
Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ouvre officines à la vaccination dès 6 ans, avec prise en charge intégrale par le RUAMM, économisant environ 3 000 francs par injection. Cette réforme vise à améliorer l'accès aux soins où les médecins manquent et pourrait, à terme, entraîner une baisse des prix des médicaments.
Moins cher pour le RUAMM, plus simple pour les patients, plus logique pour les soignants.
Le gouvernement ouvre les officines à la vaccination. Une réforme de bon sens, et elle arrive au bon moment.
Chaque franc compte
Il y a des réformes qui font du bruit. Et il y a celles qui changent vraiment la vie des gens.
Lundi 21 septembre, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a décidé d'ouvrir de nouvelles missions aux pharmaciens, à commencer par la vaccination. Concrètement, votre pharmacien, celui que vous croisez chaque semaine, pourra bientôt vous faire votre vaccin sur place.
Simple. Efficace. Et franchement, on se demande pourquoi ça n'a pas été fait plus tôt.
Commençons par l'argent, parce que c'est celui des Calédoniens.
Les pharmaciens pourront vacciner à partir de l'âge de 6 ans, pour les vaccins obligatoires et fortement recommandés. Ces vaccins sont intégralement pris en charge par le RUAMM, la caisse qui rembourse nos soins.
Or chaque vaccination faite en pharmacie plutôt qu'ailleurs fait économiser environ 3 000 francs à la collectivité. Une injection, trois mille francs. Faites le compte sur une année entière.
Pas de nouvel impôt, pas de nouvelle administration. Juste des professionnels déjà formés, déjà sur place, à qui l'on donne enfin les moyens d'en faire plus. Voilà une manière de gérer l'argent public qu'on aimerait voir plus souvent.
Là où le médecin manque, le pharmacien est là
Tout le monde connaît le problème. Dans certaines communes, trouver un médecin relève du parcours du combattant.
La pharmacie, elle, reste ouverte. Elle est présente un peu partout sur le territoire, et elle ne part pas. Permettre aux pharmaciens de vacciner, c'est garder un accès aux soins là où les médecins font défaut. C'est aussi mieux protéger la population, en maintenant, voire en améliorant, le niveau de vaccination.
Et là où les médecins sont nombreux ? Ils respireront un peu. Moins de consultations pour une simple piqûre, c'est plus de temps pour les patients qui en ont vraiment besoin.
Autre avantage, moins visible mais essentiel : le vaccin ne sort plus de la pharmacie. Il reste au frais, bien conservé, jusqu'au moment de l'injection. Le patient a la garantie d'un produit de qualité.
Moins de trajets, moins d'attente, plus de sécurité. Difficile de trouver mieux.
Vers des médicaments moins chers
Il y a enfin un effet plus discret, mais peut-être le plus important à long terme.
Aujourd'hui, un pharmacien gagne sa vie en vendant des boîtes de médicaments. Plus il en vend, plus il gagne. C'est le système qui veut ça.
Avec cette réforme, les pharmaciens seront aussi payés pour les services qu'ils rendent, comme la vaccination. Ils dépendront donc un peu moins de la vente de médicaments. Un peu seulement, pour commencer.
Mais la porte est ouverte. D'après le gouvernement, ce changement permettra à terme d'envisager une baisse du prix des médicaments. Payer quelqu'un pour son savoir-faire plutôt que pour ce qu'il vend : c'est une question de bon sens.
Une réforme concrète, sans grands discours
Le gouvernement explique avoir tiré les leçons de l'expérience pour adapter notre système de santé aux besoins d'aujourd'hui et de demain. Il promet des règles plus claires pour les soignants comme pour les patients, et une meilleure utilisation de l'argent consacré à la santé.
On a trop longtemps cru qu'il fallait choisir entre dépenser moins et soigner mieux. Cette mesure prouve le contraire.
Moins de dépenses. Plus de proximité. Des médecins soulagés. Des prix qui pourraient baisser.
Il suffisait de faire confiance à ceux qui sont déjà sur le terrain.
(Crédit photo : Christophe ARCHAMBAULT/AFP)


