Quand la collectivité provinciale modernise ses procédures, certains y voient une contrainte de plus.
D’autres y lisent, au contraire, un rappel salutaire de l’ordre, du droit et de la responsabilité individuelle.
Permis de chasser 2026 : une procédure modernisée, un cadre assumé
La province Sud a tranché. À compter de la campagne du permis de chasser 2026, la démarche se modernise avec une procédure en ligne obligatoire, qu’il s’agisse d’une première demande ou d’un renouvellement. Une évolution administrative qui s’inscrit dans une logique claire : simplifier l’accès tout en renforçant la traçabilité et le contrôle.
Toute demande passe désormais par la création d’un compte utilisateur provincial ou par une connexion via NC-Connect. Une formalité numérique qui n’a rien d’idéologique, mais tout de pragmatique : responsabiliser le chasseur dès l’acte administratif, en l’inscrivant dans un cadre légal précis et vérifiable.
Pour autant, la province Sud n’abandonne pas le terrain. Entre janvier et avril, un guichet physique dédié reste ouvert à Nouméa, au centre administratif situé au 6 route des Artifices, aux horaires administratifs classiques. Un choix d’équilibre entre modernité et réalité du terrain.
La récupération du permis reste possible dans les antennes de Bourail, La Foa et Nouméa, preuve que la chasse demeure une pratique encadrée mais reconnue, à la fois environnementale, culturelle, sociale et économique. La chasse n’est pas un loisir anarchique : elle participe à la gestion durable du patrimoine faunistique et à l’équilibre entre espèces, milieux naturels et activités humaines.
Permis, assurance et responsabilité pénale : le socle républicain
Le droit est clair et ne laisse place à aucune interprétation militante. Le permis de chasser est obligatoire pour toute personne exerçant la chasse, à l’exception stricte des propriétaires chassant sur leurs propres terres. En revanche, l’assurance est obligatoire pour tous, sans exception. Une évidence dans une société de responsabilité.
Le permis de chasser est gratuit, mais sa délivrance repose sur des conditions précises : déclaration sur l’honneur, pièce d’identité, photographie et attestation d’assurance dédiée à l’activité de chasse. En cas de résiliation ou de suspension de l’assurance, le permis cesse immédiatement d’être valable, quelle qu’en soit la cause.
Un permis de chasser accompagné peut être délivré aux mineurs de plus de 16 ans, sous réserve des mêmes conditions et d’une attestation du responsable légal. Là encore, ni laxisme ni improvisation : transmettre la chasse, oui, mais dans un cadre légal strict.
Il est également rappelé que le permis délivré par la province Sud n’est valable que sur son territoire. Chaque province fixe ses propres règles. Ignorer la loi ne protège pas de la sanction.
Chasser sur le terrain d’autrui sans autorisation écrite est strictement interdit. Dans les aires protégées, la chasse est prohibée en tout temps, sauf dérogation expresse accordée par le président de province, notamment pour la lutte contre les espèces envahissantes comme le cerf ou le cochon sauvage. Toute autorisation doit être présentée en cas de contrôle.
Espèces, quotas et interdictions : tolérance zéro pour les dérives
La chasse de nuit est formellement interdite, tout comme l’usage d’un foyer lumineux, quelle que soit l’espèce concernée. La nuit est définie selon les horaires officiels de coucher et de lever du soleil fixés par la météorologie de Nouvelle-Calédonie. Des dérogations peuvent exister, mais uniquement par arrêté, pour des motifs précis et vérifiables.
Concernant les espèces vulnérables, la réglementation est d’une clarté absolue. La chasse du notou est autorisée exclusivement les samedis et dimanches du 1er au 30 avril, avec un quota strict de cinq prises par chasseur et par jour, ce plafond ne pouvant en aucun cas être dépassé. Le commerce, la vente, l’achat et même l’exposition à la vente sont interdits toute l’année. La destruction des nids et des œufs est également prohibée.
Même logique pour la roussette : chasse autorisée uniquement les week-ends d’avril, quota maximal de cinq individus par jour, interdiction totale de commerce et interdiction absolue de chasser à moins de 500 mètres d’un nid ou d’un campement. Le transport n’est autorisé que pendant la période d’ouverture.
À l’inverse, certaines espèces envahissantes comme le cerf rusa et le cochon sauvage peuvent être chassées toute l’année, sans limite de prélèvement. Une décision fondée sur des réalités écologiques et agricoles, loin des postures émotionnelles importées.
Chiens ensauvagés, chats harets, rats, souris et bulbuls à ventre rouge sont considérés comme nuisibles, dans des conditions strictement définies. Le droit de destruction sur ses terres est reconnu, dès lors que les critères légaux sont respectés.
Enfin, les espèces protégées pigeons verts, colliers blancs, perruches sont totalement interdites à la chasse, en tout temps et sans exception.
Les sanctions encourues sont lourdes et assumées : jusqu’à 7 159 000 francs CFP d’amende et quatre ans d’emprisonnement pour les infractions les plus graves. La loi n’a pas vocation à négocier avec les contrevenants.
La campagne du permis de chasser 2026 en province Sud repose sur un principe simple : liberté encadrée, responsabilité assumée, autorité respectée. La chasse n’est ni un passe-droit ni un combat idéologique. C’est une pratique réglementée, inscrite dans l’ordre républicain, et ceux qui s’y conforment n’ont rien à craindre. Ceux qui s’en affranchissent savent désormais à quoi s’exposer.
Calendrier de chasse :


















