Je me suis réveillé… et ça brûlait déjà partout

Résumé IA
À Païta, six personnes sont condamnées à du sursis et un stage de citoyenneté après avoir frappé un jeune homme soupçonné de cambriolage. Plusieurs incendies de véhicules et de brousse touchent Nouméa, Bélep et Pouembout, tandis que des communes limitent l’alcool. Les pompiers calédoniens rentrent de l’Aude après 360 interventions, et un blocage de l’aérodrome de Lifou se profile.
Je me suis réveillé samedi matin.
J’ai regardé les infos.
Et j’ai compris que le week-end allait être tranquille.
Enfin…
Façon de parler.
À Païta, six personnes ont été condamnées après avoir frappé un jeune homme soupçonné d’un cambriolage.
Sabres.
Couteau.
Cinq jours d’ITT.
Ils ont reconnu les faits.
Ils ont pris du sursis.
Et un stage de citoyenneté.
Parce qu’apparemment, même quand quelqu’un est soupçonné de voler, on évite de régler ça au sabre.
Pendant ce temps, à Nouméa, trois véhicules épaves ont brûlé à Doniambo.
Puis des voitures à Ducos.
Puis une voiture à Normandie.
J’ai continué à regarder.
Il y avait aussi des feux de brousse.
À Bélep.
À Pouembout.
À Bélep, des habitants ont même été évacués préventivement.
Donc vendredi soir, il y avait des voitures qui brûlaient.
Samedi matin, des broussailles qui brûlaient.
Et moi, je cherchais juste à savoir si mon week-end allait brûler aussi.
Du côté de l’alcool, plusieurs communes ont décidé de mettre les choses au clair.
Nouméa.
Mont-Dore.
Païta.
Poindimié.
Ponerihouen.
Hienghène.
Yaté.
Et même Ouvéa.
Restrictions.
Interdictions.
Voie publique.
Vente.
Transport.
Consommation.
Bref, le week-end commence avec l’alcool sous surveillance.
Mais il y a aussi une bonne nouvelle.
Les 30 pompiers calédoniens partis en renfort dans l’Aude sont rentrés.
Trois semaines.
Environ 360 interventions.
Des dizaines de feux.
Des échanges de techniques.
Et surtout, beaucoup de cohésion.
Ils sont repartis avec des souvenirs.
Des méthodes.
Et visiblement une réputation de pompiers toujours prêts à foncer.
Pendant que certains brûlent des voitures, d’autres courent vers les flammes pour les éteindre.
J’ai trouvé ça plutôt ironique.
Ensuite, j’ai appris qu’un nouveau blocage de l’aérodrome de Lifou se profile.
Le comité de coordination coutumière de Drehu veut reprendre le mouvement.
Les revendications restent les mêmes.
Les vols avaient pourtant repris après trois mois de blocage.
Donc les avions recommencent à voler.
Puis ils pourraient recommencer à ne plus voler.
La boucle est bouclée.
En Province Nord, Pascal Sawa s’inquiète de la situation économique.
Il parle de réformes.
De visibilité.
De relance.
De l’avenir institutionnel.
Et surtout de l’usine du Nord.
Pour lui, c’est un gros échec.
Il estime qu’il faudra maintenant prendre des décisions.
J’ai noté.
Parce qu’apparemment, en Calédonie, on a parfois besoin d’une crise pour découvrir qu’il faut faire des réformes.
Sinon, côté culture, ça allait mieux.
Concours de clips au Ciné City.
Neuf productions locales.
Un prix de 100 000 francs.
Puis le Salon Saveurs et Traditions à Ko we Kara
Des boulangers.
Des pâtissiers.
Des chocolatiers.
Des traiteurs.
Des bouchers.
Et du miel de niaouli.
J’ai continué.
Le Mois du patrimoine continue aussi.
Païta.
Prony.
Château Hagen.
Boulouparis.
Jeux de société.
Bagne.
Art.
Histoire.
Bref, pendant que certains mettent le feu au territoire, d’autres essaient de préserver son histoire.
Et puis il y a le sport.
Dimanche, Coupe Clark.
92e édition.
Neuf chevaux.
Storm Dancer.
Harry Potter.
The Stars.
Tout le monde a son favori.
Personne ne sait vraiment qui va gagner.
Donc, comme d’habitude, tout le monde aura raison après la course.
Il y aura aussi du triathlon.
Du vélo.
Des randonnées.
Du football.
Et en métropole, la Ligue 1 reprend.
Marseille joue Strasbourg.
Les All Blacks affrontent l’Afrique du Sud.
La Formule 1 revient.
La Vuelta démarre.
Et Arthur Fils est en demi-finale à Cincinnati.
J’ai regardé l’heure.
J’ai regardé les infos.
J’ai regardé mon week-end.
Feux.
Justice.
Restrictions.
Blocage potentiel.
Réformes.
Pompiers.
Patrimoine.
Sport.
Moi, je voulais juste passer un samedi tranquille.
Bref.

