Je me suis réveillé. J’ai allumé la radio.
Et j’ai compris que Paris ne dormait toujours pas pour la Nouvelle-Calédonie.
Deuxième journée de discussions sur l’avenir institutionnel.
Toujours Bougival, jamais vraiment autre chose.
On ne renégocie pas, on clarifie.
Traduction : on parle longtemps pour éviter de tout casser.
L’État veut avancer sans passage en force, mais sans paralysie non plus.
Alors on discute tard.
Et on recommence le lendemain.
Pendant ce temps-là, en Calédonie, les cagous font mieux que la politique.
Un couple, trois petits en moins de deux ans.
Rare.
Silencieux.
Efficace.
Eux au moins, ils avancent sans clarification.
Les permis de chasse cartonnent en Province Sud.
Beaucoup veulent être en règle.
Entre contrôles et assurances, la prudence revient à la mode.
Sur les routes aussi, où les accidents se multiplient.
Heureusement, pas de victimes graves aujourd’hui.
Mais la vigilance météo passe au jaune.
Pluie, orages, routes glissantes.
Ralentir devient une bonne idée.
À Lifou, LUECILA 3000 touche à sa fin.
Culture, musique, environnement.
Et même des parachutistes.
L’île vibre pendant que la chaleur écrase tout le monde ailleurs.
À l’international, Donald Trump sort les droits de douane.
Groenland, Europe, menaces à 25 %.
L’Europe proteste.
Les marchés s’inquiètent.
Et le libre-échange UE–Mercosur est signé après 25 ans d’attente.
700 millions de consommateurs.
Et déjà des agriculteurs en colère.
Je me suis recouché.
La politique avançait lentement.
Les cagous, eux, avaient déjà trois longueurs d’avance.
Bref.


















