Dumbéa rafle la mise

Résumé IA
La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, annonce ce mardi 15 septembre la création d'une quatrième compagnie du RSMA à Dumbéa, dans la ZAC Panda. Le choix se fonde sur la faisabilité, le calendrier et la pérennité du site, avec un plein format visé d'ici 2030. Le premier adjoint au maire, Loïc Basset-Creugnet, salue une excellente nouvelle pour la jeunesse calédonienne.
Une caserne pour apprendre un métier, la ponctualité et le goût de l'effort. Dumbéa décroche la quatrième compagnie du RSMA, et c'est la jeunesse calédonienne qui en sort gagnante.
Une décision attendue depuis des années
C'est une annonce qui tranche avec les discours sans lendemain.
Dans le cadre du pacte de refondation économique et sociale pour la Nouvelle-Calédonie, le gouvernement crée une quatrième compagnie de formation professionnelle au sein du Régiment du service militaire adapté.
Elle sera installée à Dumbéa, dans la ZAC Panda, en plein Grand Nouméa.
La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a rendu la nouvelle publique ce mardi 15 septembre, sur sa page Facebook. Le ton est direct, sans détour.
La jeunesse calédonienne a besoin de perspectives. Nous y contribuons.
La ministre précise que la décision a été prise avec le Premier ministre, Sébastien Lecornu. Elle parle d'un choix « concret, attendu depuis des années ».
L'objectif affiché ne souffre d'aucune ambiguïté : plus de jeunes formés, accompagnés vers l'emploi et préparés à un métier. Et en particulier ceux qui en sont aujourd'hui les plus éloignés.
Puis vient la phrase qui résume l'état d'esprit du gouvernement.
Dans une Nouvelle-Calédonie qui doit retrouver confiance en son avenir, l'État répond présent. Et il investit là où tout commence : dans sa jeunesse.
Après les mois difficiles qu'a traversés le territoire, le message a le mérite de la clarté. L'État ne se contente pas de constater. Il agit.
Pourquoi Dumbéa l'a emporté
Rien n'a été laissé au hasard.
Sept sites ont été étudiés et reconnus avant que le choix ne soit arrêté. Plusieurs présentaient de réelles qualités. Mais c'est Dumbéa qui a offert les meilleures garanties sur trois critères décisifs : la faisabilité, le calendrier et la pérennité.
Le terrain de Panda coche les cases. Il est accessible. Il se trouve au cœur d'un pôle économique, ce qui ouvre la porte aux stages et aux partenariats avec les entreprises locales, deux leviers essentiels pour l'insertion professionnelle des volontaires.
Autre avantage, et non des moindres : le site ne réclame ni viabilisation ni travaux techniques complexes. Il laisse aussi entrevoir des possibilités d'extension à moyen terme.
La compagnie montera en puissance progressivement. Le plein format est visé d'ici 2030.
Les communes candidates écartées ne sont pas oubliées pour autant. L'État s'engage à les accompagner dans le cadre du pacte de refondation, avec des projets tournés vers la jeunesse et la relance économique locale.
Le RSMA, lui, n'a plus à faire ses preuves. En Nouvelle-Calédonie comme dans les autres territoires ultramarins, ce dispositif éprouvé d'insertion socioprofessionnelle accueille des volontaires pour les former à un métier, puis les accompagner vers l'emploi ou la poursuite d'études.
Un modèle qui repose sur une idée simple, presque à contre-courant de l'époque : on progresse par le travail et par le cadre.
Discipline, repères et goût de l'effort
À Dumbéa, la réaction ne s'est pas fait attendre.
Loïc Basset-Creugnet, premier adjoint au maire et troisième vice-président de la province Sud, a salué sur Facebook « une excellente nouvelle pour la jeunesse calédonienne ». Il a remercié l'État pour cette décision.
Mais l'élu va plus loin. Et il ne mâche pas ses mots.
Notre jeunesse a besoin de repères, d'un cadre et de perspectives.
Pour lui, tous les outils doivent être mobilisés, y compris, écrit-il, pour pallier les carences éducatives de parents parfois démissionnaires. Un constat que peu d'élus osent formuler aussi franchement.
Le RSMA, rappelle-t-il, ce n'est pas seulement apprendre un métier. C'est aussi apprendre la ponctualité, le respect des règles et le goût de l'effort.
Ce savoir-être fait parfois défaut. Il reste pourtant indispensable pour trouver sa place en entreprise. D'où sa conclusion : une bonne nouvelle pour la jeunesse, et donc pour l'économie.
L'adjoint voit aussi dans cette implantation le prolongement d'une dynamique locale. Il cite les nombreuses ouvertures de commerces à Dumbéa centre et à Apogoti, ainsi que les ventes de terrains à des entreprises dans la zone de Panda.
Cette installation, selon lui, vient conforter l'élan.
Il n'oublie pas de féliciter Cynthia Jan, maire de la commune depuis son élection en mars dernier, pour l'impulsion donnée.
Sa formule finale sonne comme un slogan.
Il se passe quelque chose à Dumbéa. Et ça fait du bien !
Former, encadrer, insérer. Sur le papier, la recette n'a rien de révolutionnaire. Elle a simplement fait ses preuves. Reste désormais à la voir se déployer sur le terrain, étape par étape, jusqu'en 2030.

(Crédit photo : RSMA-NC)



