C’est un symbole industriel majeur de la Nouvelle-Calédonie qui s’est ouvert, ce jour, à une délégation parlementaire venue de Paris. Le site de Doniambo, cœur historique de la Société Le Nickel, a accueilli plusieurs députés du groupe majoritaire, pour une immersion au plus près des réalités industrielles, économiques et sociales du nickel calédonien. Une visite à forte portée politique, dans un contexte de fragilité du secteur et de débats stratégiques sur l’avenir industriel du territoire.
Le nickel reste un pilier économique et social incontournable
a rappelé un représentant de la SLN en ouverture des échanges.
Doniambo, vitrine industrielle et symbole historique
Le site de Doniambo n’est pas une usine comme les autres. Implanté au cœur de Nouméa, il incarne depuis plus d’un siècle l’industrialisation du territoire et l’ancrage du nickel dans l’histoire calédonienne. La délégation conduite par Nicolas Metzdorf a pu mesurer la complexité et la puissance de cet outil industriel, depuis les fours jusqu’aux ateliers de transformation.
Doniambo, c’est un savoir-faire unique et une mémoire industrielle vivante
a souligné un cadre du site, insistant sur la transmission des compétences et la technicité des équipes.
Une immersion au cœur des réalités du marché du nickel
Au fil de la visite, les échanges ont porté sur les tensions du marché mondial du nickel, la concurrence internationale et les contraintes structurelles qui pèsent sur la SLN. Face aux députés d’Ensemble pour la République, la direction a évoqué sans détour les défis économiques actuels.
Le marché est volatil, les marges sont étroites et chaque paramètre compte
a expliqué un responsable industriel, rappelant que la compétitivité ne se décrète pas mais se construit sur le long terme.
La coulée de métal, démonstration de savoir-faire
Moment fort de la visite, la découverte d’une coulée de métal a marqué les esprits. La puissance du procédé, la précision des gestes et la coordination des équipes ont donné une dimension concrète aux discussions.
Voir une coulée, c’est comprendre immédiatement ce que représente ce métier
a confié un membre de la délégation, impressionné par l’engagement des salariés. Une scène qui illustre, de manière tangible, la valeur humaine et technique de l’outil industriel de Doniambo.
L’énergie, nerf de la souveraineté industrielle
Un message s’est imposé tout au long des échanges : sans accès à une énergie compétitive, l’avenir de la SLN reste fragile. La question énergétique est apparue comme centrale pour sécuriser l’emploi, maintenir la production et inscrire le nickel calédonien dans les chaînes de valeur européennes.
L’énergie est aujourd’hui une condition de survie pour notre industrie
a martelé un représentant de la SLN, appelant à des décisions structurantes et durables.
Un acteur économique et social structurant
Au-delà de la production de nickel, la SLN demeure un acteur clé du tissu économique calédonien. Emplois directs et indirects, formation, sous-traitance et cohésion sociale : l’impact de l’entreprise dépasse largement les murs de l’usine.
Chaque décision industrielle a des répercussions sociales majeures
a rappelé un élu, soulignant la responsabilité collective autour de cet outil stratégique.
Cette visite officielle à Doniambo aura permis de rappeler une réalité souvent abstraite dans les débats nationaux : le nickel calédonien est à la fois un enjeu économique, social et de souveraineté. Reste désormais à savoir si les constats partagés sur le terrain se traduiront, à Paris, par des choix politiques à la hauteur des enjeux.
L’avenir industriel de la Nouvelle-Calédonie se joue maintenant
a résumé un participant, en forme d’avertissement.


















